dimanche 16 août 2009

Dour Festival fausse review Samedi


SAMEDI:

Le samedi était clairement la journée sensée être la plus faible. Tant mieux car en général c'est une journée très difficile, 3 jours de festoches dans les pattes, le fait de savoir qu'on est encore loin du bout. On passe généralement la plupart du temps allongé dans les parcelles d'herbes qui ont survécue. Et ça n'a pas manqué cette fois !

Arrivée sur les infâmes Danakil, groupe de reggae français pénible. Mais bon, il est trop dur de se lever.
On peut profiter quand même sans bouger un orteil de Winston McAnuff qui relève le niveau. Mais le soleil tape, et le corps n'a pas encore évacué tous ses excès.
18h, réveil avec O'Death qui balance du bluegrass de haute volée mais un peu répétitif. S'en suit un quart d'heure d'IAM qui sont vraiment de pire en pire à chaque fois et on se dirige enfin vers un putain de bon concert.
The Dodos prennent tous leur sens en live, le duo (trio pour le live...) joue sur tous les registres sans avoir l'air brouillon tout en étant très aventureux. Le déjà culte Visiter est passé en revue mais la part belle est aussi faite au prochain album Time To Die. Ils ont reussi à sauver la journée....
Enfin sauver la journée jusque là, car à ce moment précis, je n'avais aucune idée de ce qui nous attendait juste après: GONG !
Difficile de trouver les mots à la hauteur de leur performance. Personne dans le public n'a du écouté un seul de leur album, mais le fait qu'ils soient toujours en activité depuis les années 60 sans avoir splitté et qu'ils se retrouvent à jouer dans un festival de drogués en Belgique en 2009 force le respect. Ils sont vieux et beaux à leur manière , encore complétement fêlés, et leur décor kitsch est complétement raccord. Il ne faudra qu'un seul titre pour plonger complétement dans leur univers, et dans un autre état de conscience. Restés complétement bloqué dans les années 60, leur longs cheveux blancs ondules au rythme de paroles incompréhensibles. Attention, malgré leur airs de hippies québlo leur musique est quand même moderne et complexe, jazz, expérimentale, prog, psyché etc etc... Les yeux fermés et le sourire béat pendant une bonne partie du concert, leur folie douce nous emmène dans le voyage interstellaire de 2001 odyssée de l'espace. Une formidable surprise comme seul Dour peut en fournir.
On reste sur la même scène pour reprendre ses esprits après ce trip d'1h30 car les prochains à passer sont Kap Bambino. Voilà un enchainement qui peut paraitre contre nature mais finalement a beaucoup sens..
Est il encore besoin de présenter Kap Bambino ? Ceux qui sont responsable de Crystal Castles (CC a vu KB en 2003 à Montréal, sont resté traumat et on tout simplement décidé de faire pareil en plus cheesy et moins authentique) et de toutes les voix fisher-price d'aujourd'hui restent fidèles à eux même, un show survitaminé, complétement punk qui retourne tout sur son passage. Le public devient fou, Orion s'énerve, Caroline harangue tout ce qu'elle peux. Cela fait dix ans qu'ils sont là et on sent beaucoup plus de sincérité chez eux que chez la plupart des groupes aujourd'hui. On finit complétement vidés avec la sensation d'avoir vécu trois concerts à la suite de très haute volée dans des genres complétements différents et finalement typique de l'esprit Dour: De la pop animal collectivienne, du rock hippie déjanté et du punk-grune-electro-noise furieux.
Après ça, il faut se rendre à l'évidence, rien dans la soirée ne pourra être au niveau. Pas même I'm From Barcelona et tout son bordel. Ni Craze & Klever et leux 4 platines. Non décidément il faut se prendre la décision de préserver nos oreilles, garder cet influe magnifique en nous, et se préparer pour la journée de Dimanche qui est tout simplement la plus intéressante musicalement. Pas de tente after ce soir.

3 commentaires:

  1. Tu ne connaissais pas Gong? Va falloir te rattraper alors au moins la trilogie Gnome qui est fabuleuse (après ils partent en jazz, j'aime aussi mais c'est différent).

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  2. Et bien non, j'en avais seulement vaguement entendu parlé ! T'inquiète,je me rattrape bien depuis avec bien sur la trilogie Gnome.
    Quelle claque quand même !

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  3. Jamais entendu parler de Gong non plus...

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