mercredi 26 septembre 2007

Petite odeur d'absolu

Cette fois c'est décidé, je rentre dans une phase de restructuration de discothèque (virtuelle). Dans High Fidelity, Nick Hornby nous décrit la manière dont un fondu de musique s'amuse à tout classifier, des titres de musiques dans les classements (tel Charter ici) les plus farfelues jusqu'aux choses les plus personnelles. Sa passion pour la musique a complétement empiété sur sa vie. Quand j'ai vu le film (car j'ai vu le film en premier, honte à moi) j'ai été étonné qu'on puisse atteindre un tel stade. Entre temps, j'ai compris, car il faut se rendre à l'évidence, je suis un Rob...
Tout ça pour dire que il y a quelques années, quand a été écrit le livre, on restructurait sa collection de disque en changeant la façon de classer (alphabéthique, chronologique, autobiographique? Quel classeur êtes vous?), aujourd'hui, on se contente de dépoussiérer c'est à dire supprimer les dossiers que l'on avait mit dans un coin en attendant d'y revenir, et qu'on n'a finalement jammais écouté. Pour un vrai disque, ce serai un plus de laisser le cellophane, mais quand il s'agit de musique compressée et virtuelle, c'est quelques octects de trop dans un disque dur déjà trop plein, si bien qu'il en devient illisible, trop laborieux. J'aimerai pouvoir passer du temps à ranger mes vrais albums. Il est temps donc de mettre la main à la pâte, et de ne pas avoir peur d'appuyer sur le bouton Suppr. Une fois n'est pas coutume je commencerai par la fin de l'alphabet (car oui, je trie de façon alphabétique...)

Mais pas avant d'être farcis mes 5 albums les plus écoutés depuis que je suis né, histoire de dire au revoir à ma discothèque virtuelle bien trop grande (3120 albums) et bonjour à ma nouvelle discothèque hyper personnelle et chérie d'amour...

Ces cinq disques étant:





oups, problème pour le cinquième je ne sais pas si j'ai le plus écouté:


ou


ou


Preuve que je n'en suis pas encore au stade maladif...




Dans ce triptyque de chanson se trouve mon Graal musical.

mardi 25 septembre 2007

Seventeen Evergreen - Haven't Been Yourself

The National-

Jt'emmenerai sur le scenic railway




Puisque l'on est dans la catégorie des groupes qui ont la classe totale, parlons un peu d'un groupe de Detroit qui n'a pas la reconaissance qu'il mérite. Un groupe qui ne fait aucune concession dans sa musique et dans ses choix de morceaux, car en effet il s'agit d'un "groupe de reprises", vous l'avez compris, il s'agit des Detroit Cobras. Groupe de reprise ne veut pas dire groupe de bar miteux ou groupe de merde, au contraire par leur seule existence, The Detroit Cobras ont inventé un genre à part entière, le groupe pas connu qui reprend des chansons rarissimes mais toujours de bon goût, pour couronner le tout, ils arrivent à rendre chaque morceau unique en developpant leur style à travers la chanson sans jammais manquer de respect à l'artiste original, sans jammais oser plus que de raison (au temps des Star Academy et nouvelles starlettes, ca fait du bien), le tout réhaussé par les voix profondes et puissantes des chanteuses.
Si vous conaissez déjà le groupe, pas la peine de le vanter plus longtemps vous savez de quoi il retourne, et si vous ne conaissez pas, quelques écoutes devraient suffire...
Il faut cependant reconnaître que le dernier album, est un peu en deça de ce que j'attendais, un peu trop soul, pas assez garage... C'est peut être dû au fait que Baby est mon disque favoris à écouter en voiture, et que je n'ai pas encore pu écouter cheveux aux vent le dernier. Dans tous les cas, il vaudra toujours mieux une très bonne reprise d'un bon morceau qu'une composition pas originale essayant d'imiter sans copier...

dimanche 23 septembre 2007

Touché du bout des doigts



Un petit bout de Lift To Experience. Les diamants son éternels.

jeudi 20 septembre 2007

Rand & Holland



Il se fait tard, la nuit commence à sombrer, alors j'écoute Rand & Holland. Douceur folk à mi chemin entre les Kings Of Convenience et Nick Drake, c'est un disque apaisé et envoutant, laissant le soin à tout le monde de se prendre au jeux. Profitions des affres de la nuit.



lundi 17 septembre 2007

Je suis Kloot


Il y a peu, j'ai regardé le dernier film de Danny Boyle; Sunshine. Je l'avais déjà vu au ciné mais ce nouveau visionnage était encore meilleur, car il laissait le temps de s'attarder sur les détails, et les détails, c'est par exemple la beauté foudroyante du générique de fin, c'est quasiment la promesse d'un titre d'I Am Kloot qui m'a fait aller voir le film. Cette chanson vaut a elle seule tous le reste. En effet, elle s'intègre parfaitement au film, à son histoire, sa morale et bien sur son coté mélancholique et desesperé. Beauté presque pas naturelle, c'est à mon goût la meilleure du dernier album, peut être car elle s'aventure là où le groupe n'avait pas l'habitude de se perdre. La voix, les instruments discrets et pourtant pourtant si essentiels, ce groupe est decidement mon trio actuel préféré, surtout en live. Le groupe dont je me lasserai jammais de les écouter seul dans mon coin.


en bonus, la chanson qui dit en dit plus sur le groupe et sa poésie que tous les mots:



Love me two times



Maintenant qu'ils ont été mille et une fois réévalués, jusqu'à atteindre le statut de groupe culte majeur avec leur chef d'oeuvre absolu, le célèbrissime Forever Changes, le groupe de Los Angeles emmené par le grand Arthur Lee (et fer de lance d'Elektra avant que les Doors ne raflent le magot) il peut sembler bien vain de parler de Love. Pourtant, comme une arbre qui cache la forêt, ce gros mastodonte qu'est l'un des 10 meilleur album de tous les temps empêche beaucoup de gens de découvrir les autres facettes du groupe. Quand on a goûté au sublime, il est dur de se satisfaire de plaisirs simples, mais quand le sublime est connu par coeur, dans ces moindres recoins, qu'est ce qu'on fait? On se met à écouter les autres albums, prenant un plaisir monstre lors des moments de grâce et un sourire amusé lors des moments de détente. Bref Love c'est deux albums avant Forever Changes et trois après. Partant du principe que beaucoup de gens conaissent les deux premiers et leurs petits tubes garage psyché (my little red book, hey joe etc...) je m'interesse à celui qui vînt juste après Forever..., qui illustre la longue et inéluctable descente d'Arthur Lee après l'accouchement du monument cité plus haut. On ne joue pas dans le même registre, finit les trompettes de la mort, les envolées lyriques flamboyantes de cuivres et de cordes qui s'accouplent dans des codas ahurissants, ici on retourne aux bases, executé avec serieux (tant est qu'on puisse jouer ce genre de musique avec serieux) et style à tous les étages. N'ayons pas peur du beau, et reconnaissons, à l'image de Squeeze pour le Velvet (En mieux ici, quand même!), les bons cotés des groupes dont de nombreux membres ont abandonnés le navire prématurement. Plus j'écoute Love, et plus je suis certains que... c'était EUX.

mercredi 12 septembre 2007

Hot Chip Forever



(Hot Chip @ Dour, crédit photos)


Ca y est !!!! Premier morceau qu'on a pu entendre en live ces derniers mois à "nous parvenir" correctement enregistré. Je parle là du meilleur groupe du monde sur scène, Hot Chip bien sur. On l'avait deviné, le prochain album sera encore plus dansant que The Warning, mais à la vue des fabuleux concerts qu'ils livrent, il ne pourra qu'être bon.


mardi 11 septembre 2007

Built To Spill - They Got Away



Pendant ce temps, à Vera Cruz, Built To Spill continuent à écrire des morceaux uniques. Qui charment les pires serpents de l'indé. Achetez le.

Back dans les Bacs

De retour après quelques jours (enfin!) de soleil sous le sable chaud et d'eau fraiche, je suis bien décider à reveiller un peu se blog en sommeil paradoxal. Alors pour commencer, une bonne dose de nouveautés par intraveineuse, un petit fix pour commencer l'année dans les meilleurs conditions possibles. Au menu du jour:


"C'est la vengeance, c'est la punition, c'est la techno dans la cathedrale" voilà la phrase qui reste en tête après l'écoute de ce titre. Modeselektor featuring TTC, c'est presque devenu une tradition, chacun invite l'autre sur un morceau de son album, et en général c'est le meilleur de l'opus (ou le moins pire c'est selon...). Celui ci ne déroge pas vraiment à la règle mais si on découvre Modeselektor plus entreprenant, plus aventureux que sur le dernier, malheuresement, pour l'instant c'est pas franchement pour le meilleur.
En tout cas, morceau emblematique de TTC s'il en fût, avec des lyrics toujours aussi [...] (remplir la case avec l'adjectif de son choix)
'le temps s'arrête, je rentre dans la discotheque, les filles mouillent j'ouvre la mer comme Moïse, comme si la mort elle même rentrait dans l'église"

Modeselektor feat TTC - 2000007




J'aime Datarock très fort depuis le début, depuis la sortie de leur premier album, qui n'en finit pas d'être réédité depuis. Il faut croire qu'à l'époque, le monde n'était pas prêt à les écouter, alors d'accord une bonne chanson (comme leur album en est truffé) est une bonne chanson que l'on soit en 2004 ou 2008, mais les fans, ils y pensent ces salauds? Pas vraiment apparament, si l'on en juge au peu de nouvelles chansons lachées en face B etc... On ronge donc notre frein, en attendant le succès planétaire et des nouvelles chansons. On s'écoute l'une des seule face B à se mettre sous la dent, et elle est pas fameuse.







Cela a été un des albums sombre et majestueux de l'été, je parle bien sur du dernier Interpol, qui commence à se dévoiler au fil des écoutes, le romantisme noir, esthetisé à l'extrème, comme on l'aime. Pour démontrer la puissance intrinsèque des chansons indépendament du mixage exceptionnel du groupe, voici une version orchestrale du premier titre, tiré du Ep Mammoth






Maintenant, un titre toute en lumière, ensoleillé comme pas deux, qui prolonge l'été pendant quelques précieuses minutes, un peu de Portuguais chanté sur des rythmes chaloupés, ca fait toujours son petit effet...






Je crois qu'il n'ai plus besoin de prouver mon amour à Tv On The Radio, groupe unique sur tous les points de vue, toujours à experimenter, revenir aux origines même du son dans ses formes les plus primaires mais aussi les plus sophistiqués, souvent tribal, toujours bons là où ils visent. Si il devait ne rester qu'un groupe pour expliquer la décénie 00, ca serait celui là, loin devant tous les phénomènes de mode que l'on peut connaître depuis les Strokes... Une face B bien sur:






Enfin, avant la prochaine fournée, la toute petite nouveauté qui m'a transpercée de part en part, groupuscule en provenance d'Angleterre, promis à un bel avenir pour le peu que suffisament de gens écoutent leur musique rayonnante, variée et délicate, on est partagé entre l'envie de les voir percer, et celle de garder se magnifique secret (9000 visites Myspace...) rien que pour soi...



dimanche 2 septembre 2007

The Warlocks reviennent



Tandis que le Brian Jonestown Massacre est sur le point de finir son prochain album (enfin serait-on tenté de dire) et qu'Anton, dans sa tradition qui lui est propre offre aux fans la version rough mix. Un groupe assez proche du Brian (avec d'anciens membres je crois) dans la catégorie rock psychédrogué from Los Angeles annonce la sortie pour le 23 Octobre d'un nouvel album, nommé Heavy Deavy Skull Love. Il s'agit de mes bien aimés The Warlocks. Au programme un retour en arrière, avec de longues jams hypnotiques et lysergiques. Des cranes, des accords exclusivement majeurs et une épaisse fumée envellopant le tout. Après le dernier album un peu trop "pop" à mon gout, avec des chansons sympathiques mais un peu vide de sens, je ne m'attendais pas les revoir si vite... Excelente nouvelle donc. On en reparle une fois la bête écoutée en entier.