vendredi 27 février 2009
vendredi 20 février 2009
Crystal Antlers @ Flèche D'Or Tonight
Les Crystal Antlers, le dernier espoir américain seront ce soir sur la scène de la flèche d'or pour défendre... leur premier Ep. Demain à St Malo et Lundi au Sonic, Lyon. Le set s'annonce court mais intense. Le 6 Avril doit sortir leur premier album Tentacles chez Rough Trade, qui s'annonce comme un des événements de l'année.
L'avant-guerre, c'est tout de suite.
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Crystal Antlers
jeudi 12 février 2009
Black Dice - Repo
Écouter Black Dice au casque est une expérience éprouvante, quelque chose dont on ressort choqué et déboussolé. Du genre à faire passer Animal Collective et Sonic Youth pour Simon & Garfunkel.
Pourtant quand le dernier opus du groupe; Repo (dont il était déjà question ici) nous tombe entre les mains, on est obligé de tenter l'expérience les écouteurs vissés sur la tête et le volume à un niveau plus que raisonnable. Et on persévère une fois les premiers hauts le cœur passés.
Dès le départ il faut savoir qu'on écoute ici la bande originale déglinguée d'un cauchemarde chamanique plus qu'un album de chansons au sens traditionnel. Pas de couplets / refrain, ça c'était l'autre siècle, mais une épopée sonore digne de Luigi Russolo (on en reparlera).
Ce qui est amusant, c'est que nos oreilles soient aujourd'hui capables de supporter ça et d'en redemander de s'y attacher même! Preuve qu'elles ont subit les pires outrages depuis 10 ans = preuve donc que la pop moderne c'est de la merde = raison pour écouter Black Dice. CQFD.
A l'aube de la deuxième décennie d'un nouveau millénaire, et comme un symbole des aspirations nouvelles qui peuvent être les nôtres, on cherche l'expérience la plus extrême qui soit, celle qui fera enfin se sentir vivant, incapable qu'on est depuis l'événement du tout partout tout le temps de prendre notre pied, ou juste ressentir quelque d'intense, quoi que ce soit.
Je n'ose imaginer la musique qu'écoutera ces jeunes enfants aux consoles de jeux intégrées dans le cerveau qui ne savent plus s'amuser seuls, quelle forme révélera-t-elle ?
De toute façon la pochette a déjà tout dit (et son contraire) : Go Where new experiences await you.
Pourtant quand le dernier opus du groupe; Repo (dont il était déjà question ici) nous tombe entre les mains, on est obligé de tenter l'expérience les écouteurs vissés sur la tête et le volume à un niveau plus que raisonnable. Et on persévère une fois les premiers hauts le cœur passés.
Dès le départ il faut savoir qu'on écoute ici la bande originale déglinguée d'un cauchemarde chamanique plus qu'un album de chansons au sens traditionnel. Pas de couplets / refrain, ça c'était l'autre siècle, mais une épopée sonore digne de Luigi Russolo (on en reparlera).
Ce qui est amusant, c'est que nos oreilles soient aujourd'hui capables de supporter ça et d'en redemander de s'y attacher même! Preuve qu'elles ont subit les pires outrages depuis 10 ans = preuve donc que la pop moderne c'est de la merde = raison pour écouter Black Dice. CQFD.
A l'aube de la deuxième décennie d'un nouveau millénaire, et comme un symbole des aspirations nouvelles qui peuvent être les nôtres, on cherche l'expérience la plus extrême qui soit, celle qui fera enfin se sentir vivant, incapable qu'on est depuis l'événement du tout partout tout le temps de prendre notre pied, ou juste ressentir quelque d'intense, quoi que ce soit.
Je n'ose imaginer la musique qu'écoutera ces jeunes enfants aux consoles de jeux intégrées dans le cerveau qui ne savent plus s'amuser seuls, quelle forme révélera-t-elle ?
De toute façon la pochette a déjà tout dit (et son contraire) : Go Where new experiences await you.
Black Dice - Chicken Shit
[extrait de l'album Repo]
Black Dice - Ultra Vomit Craze
[extrait de l'album Repo]
[extrait de l'album Repo]
Black Dice - Ultra Vomit Craze
[extrait de l'album Repo]
Le très pertinent avis que Bebert19 a laissé en commentaire:
Bric à brac finement et intelligemment agencé à l'aide de multiples samples, pédales d'effets et autres machines mais on ne peut s'empêcher à l'écoute de Repo de se dire qu'après les Residents,Throbbing Gristle, Butthole Surfers et surtout Chrome,les Black Dice n'inventent finalement pas grand chose mis à part d'utiliser à bon escient cette sophistication et cette précision toujours plus accrues dans les effets sonores psychédéliques dû aux potentialités toujours plus grandes offertes par la miniaturisation des machines à produire des sons et des sons bizarres à volonté si on le désire.Mais franchement,en écoutant par exemple le morceau "La cucaracha" ou autres titres,on a quand même l'impression qu'en bons élèves les Black Dice ont quelque peu reproduit avec des machines ce que Chrome parvenait à réaliser avec quelques pédales d'effet mais surtout avec de réels instruments et c'est bien là le problème : avec beaucoup de formations actuelles qui veulent faire de la musique psyché,underground,bizarre,dure et dansante en même temps avec tout cet attirail de micro-machines,la suppression du rapport direct avec quelque instrument que ce soit ramollit terriblement la musique; tout cà peut procurer une écoute agréable et impressionnante au casque au pieu où l'on va "planer" ( et cauchemarder concernant Black Dice) mais souvent tout çà manque cruellement de corps (la main ne gratte plus,n'effleure plus,ne caresse plus,ne frappe plus,ne pince plus,ne griffe plus...).Alors en concert souvent pour palier à ce manque de physicalité,tous ces groupes se croient malins et "durs" en systématiquement mettant le volume à fond avec des graves bien grAAAAves et des aigus bien aigUUUUs et alors tout le monde s'en prend plein les oreilles et tout le monde est content mais j'ai peur que quelque individu ("sain d'esprit", amen !!) que ce soit puisse rentrer dans un profond rapport physico-transcendentale avec ces musiques produites par ces machines et j'ai le sentiment qu'on assiste le plus souvent à des pastiches d'attitudes et de comportements de groupe que l'on peut par exemple retrouver dans les raves ou soirées électro avec le côté "Hype" en plus concernant des groupes comme les Black Dice (ou Animal Collective que j'avais vu en concert il y a quatre ans à l'époque de "Feels" où ils jouaient encore avec deux guitares,percussions et une seule machine,c'était vraiment sauvage puis je les ai revu en 2008 et là que des machines et un concert qui m'a profondément ennuyé).
Personnellement,je trouve que Neil Campbell et son Birchville Cat Motel avec un attirail électronique des plus réduits a quant à lui d'avantage su capter la composante physique de la machine mais c'est un autre sujet peut-être plus complexe ( lié au nerf sympathique ? ) et c'est aussi un autre style de musique ( moins festive ? ) et de démarche tout de même.
Après ces quelques réserves subjectives et somme toute assez stupides (car sans l'aide de ces machines,les Black Dice auraient-ils pu produire une telle musique) je trouve tout de même que Repo est un excellent album de par sa noirceur,son ambiance cauchemardesque,son minimalisme détraqué,ses rythmes syncopés,ses multiples références,son psychédélisme bricolo amateur et puis surtout Black Dice ont tout de même cette faculté bien à eux d'arriver à mettre diablement en forme et de composer à partir de bribes,déchets,oripeaux de sons des plus improbables d'une façon étonnamment pertinente et moderne ou post-industrielle (comme si les Black Dice se penchaient sur les ruines du monde d'après la catastrophe pour en ramasser tout résidu susceptible de nourrir leur imaginaire sensible) et
l'on doit vraiment leur porter toute notre attention et respect pour ceci quand beaucoup d'autres se contentent de produire une musique facile inspirée des années 80 (parce qu'ils ont entendu que c'était dans l'air du temps et que çà leur permet peut-être de ne pas voir la réalité en face).Les Black Dice paraissent vivre,eux,vraiment dans notre contemporanéité (contrairement à moi ?) la méditent ,s'en amusent et jettent (sans trop de complaisance) un regard très alerte et plutôt sombre sur le monde actuel produisant pourtant au final une musique éminemment réjouissante.
Un cd à acheter absolument (aussi pour sa fabuleuse pochette et booklet intérieur de 20 pages) et du vrai son non mp3 à partir du 7 avril.
Personnellement,je trouve que Neil Campbell et son Birchville Cat Motel avec un attirail électronique des plus réduits a quant à lui d'avantage su capter la composante physique de la machine mais c'est un autre sujet peut-être plus complexe ( lié au nerf sympathique ? ) et c'est aussi un autre style de musique ( moins festive ? ) et de démarche tout de même.
Après ces quelques réserves subjectives et somme toute assez stupides (car sans l'aide de ces machines,les Black Dice auraient-ils pu produire une telle musique) je trouve tout de même que Repo est un excellent album de par sa noirceur,son ambiance cauchemardesque,son minimalisme détraqué,ses rythmes syncopés,ses multiples références,son psychédélisme bricolo amateur et puis surtout Black Dice ont tout de même cette faculté bien à eux d'arriver à mettre diablement en forme et de composer à partir de bribes,déchets,oripeaux de sons des plus improbables d'une façon étonnamment pertinente et moderne ou post-industrielle (comme si les Black Dice se penchaient sur les ruines du monde d'après la catastrophe pour en ramasser tout résidu susceptible de nourrir leur imaginaire sensible) et
l'on doit vraiment leur porter toute notre attention et respect pour ceci quand beaucoup d'autres se contentent de produire une musique facile inspirée des années 80 (parce qu'ils ont entendu que c'était dans l'air du temps et que çà leur permet peut-être de ne pas voir la réalité en face).Les Black Dice paraissent vivre,eux,vraiment dans notre contemporanéité (contrairement à moi ?) la méditent ,s'en amusent et jettent (sans trop de complaisance) un regard très alerte et plutôt sombre sur le monde actuel produisant pourtant au final une musique éminemment réjouissante.
Un cd à acheter absolument (aussi pour sa fabuleuse pochette et booklet intérieur de 20 pages) et du vrai son non mp3 à partir du 7 avril.
Je persiste et signe, ces deux titres sont bien plus intéressants qu'ils en ont l'air.
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Black Dice
mercredi 11 février 2009
Encore du bon chez Soul Jazz Records
Yellow Man - Bam Bam
[extrait de la compilation Dancehall The Rise Of Dancehall Jamaican Culture]
[extrait de la compilation Dancehall, The Rise Of Dancehall Jamaican Culture]
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lundi 9 février 2009
TOP 10 pochettes
Voici un petit florilège de mes pochettes de disques préférées depuis toujours et à jamais. Celles qui ont marqué par son contenu visuel autant qu'auditif votre serviteur, pour des raisons souvent trop personnelles pour être évoquées ici.
Sonic Youth - Kool Thing
[extrait de l'album Goo]
The Walkmen - Wake Up
[extrait de l'album Everyone Who Pretend To Love Me Is Gone]
The Strokes - NYC Cops
[extrait de l'album Is This It]
Pink Floyd - Summer 68
[extrait de l'album Atom Heart Mother]
Orange Can - In your Shoes
[extrait de l'album Home Burns]
Noir Désir - A La Longue
[extrait de l'album 666.667 Club]
Count Five - Pretty Big Mouth
[extrait de l'album Psychotic Reaction]
Studio - No Comply
[extrait de l'album Yearbook]
Joy Division - She's Lost Control
[extrait de l'album Unknown Pleasures]
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dimanche 8 février 2009
vendredi 6 février 2009
Seventeen Evergreen - Haven't Been Yourself
[extrait de l'album Life Embarrasses Me On Planet Earth[2005]]
Pour le voir le superbe clip, cliquez ici.
[myspace]Pour le voir le superbe clip, cliquez ici.
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Seventeen Evergreen
jeudi 5 février 2009
Harlem Shakes: la nouvelle drogue
La découverte du moment s'appelle Harlem Shakes. Un groupe fulgurant, qui n'est pas sans rappeler le premier Clap your Hands Say Yeah, au niveau de la voix bien sur mais aussi au niveau de son effet sur notre organisme. On retrouve la même excitation, cette joie extatique teinté d'une étrange mélancolie profonde, et le besoin d'appuyer sur repeat, d'y replonger le plus souvent possible, car leur univers est extrêmement riche pour le peu qu'on ose s'y aventurer. C'est pas bien dur étant donné l'accessibilité de la première écoute, la vingtième est encore plus intéressante. Chaque idée est utilisé à bonne escient, il y en a 100 idées dans chaque titre tout en gardant une cohérence étonnante. Il a donc été très très difficile de choisir quel titre proposer ci-dessous.
Leur musique est un peu à l'image de leur pochette, un puissant jet multicolore qui s'élève vers (ou provient du?) le ciel au milieu d'un univers dévasté. Sous les pavés la plage en quelque sorte ...
Leur musique est un peu à l'image de leur pochette, un puissant jet multicolore qui s'élève vers (ou provient du?) le ciel au milieu d'un univers dévasté. Sous les pavés la plage en quelque sorte ...
[extrait de l'album Technicolor Health]
Harlem Shakes - Sunlight
[extrait de l'album Technicolor Health]
Harlem Shakes - Sunlight
[extrait de l'album Technicolor Health]
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mardi 3 février 2009
The Craftmen Club réveille nos démons
Flemme. Plutôt qu'une description insipide je vous renvois vers la très bonne chronique de Le nez dans la compote, et celle de Gonzaï pour donner envie d'écouter The Craftmen Club. Et ils sont français s'il vous plaît. Toute ressemblance avec Noir Désir sur le premier titre serait purement fortuite.
The Craftmen Club - Les Chiens
[extrait de l'album Thirty Six Minutes]
The Craftmen Club - Desert Land
[extrait de l'album Thirty Six Minutes]
[extrait de l'album Thirty Six Minutes]
The Craftmen Club - Desert Land
[extrait de l'album Thirty Six Minutes]
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The Craftmen Club
lundi 2 février 2009
Casiotone For The Painfully Alone brise le silence
Il y en a qui qu'on voit partout, qui étalent leur propres immondices sur la place public. Laissant à nos yeux et nos oreilles des marques indélébiles et non désirées, et puis il y en a qui font un boulot remarquable en loussdé. Comme Casiotone For The Painfully Alone. Après un dernier album remarquable en 2006, le revoilà sur la pointe des pieds. Ça commence doucement avec une compilation; Advance Base Battery Life à paraître le 15 mars, réunissant des singles tirés de vinyls pressés à un nombre très limité d'exemplaires, puis un mois après, la vraie nouvelle livraison: Vs Children. On trépigne d'impatience et se console avec cette jolie compilation.
Casiotone For The Painfully Alone - White On White
[extrait de la compilation Advance Base Battery Life]
Casiotone For The Painfully Alone - Lonesome New Mexico Nights
[extrait de la compilation Advance Base Battery Life]
Casiotone For The Painfully Alone - It's A Crime
[extrait de la compilation Advance Base Battery Life]
[Liens retirés sur demande]
[extrait de la compilation Advance Base Battery Life]
Casiotone For The Painfully Alone - Lonesome New Mexico Nights
[extrait de la compilation Advance Base Battery Life]
Casiotone For The Painfully Alone - It's A Crime
[extrait de la compilation Advance Base Battery Life]
[Liens retirés sur demande]
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Casiotone For The Painfully Alone
De l'importance méconnue de Person Pitch
C'est fou le nombre de groupes sortant un album en ce moment qui jouent la carte du bricolage psycho-pop-freak-folk en ce moment. Étant donné la date de sortie du disque d'Animal Collective, encore toute proche, on ne va pas les accuser d'essayer de profiter du succès engendré par Merriweather Post Pavilion, n'empêche qu'il est troublant de trouver tant d'éléments similaires dans beaucoup de nouveaux petits groupes ces temps ci.
Tout d'abord, Sin Fang Bous, groupe d'un Islandais qu'on aimait déjà beaucoup pour le superbe disque de Seabear en 2007, j'ai nommé de Sindri Mar Sigfusson. On est ici toujours chez Morr Music mais les mélodies qui étaient douce et aérées sont ici beaucoup plus vicieuses et torturées. Cela donne de la profondeur à Clangour mais trouble parfois vraiment l'auditeur. L'influence d'A.C. et du chef d'oeuvre de Panda Bear; Person Pitch se ressent particulièrement sur le premier titre, heuresement le reste (comme le titre ci dessous) est plus personnel (encore que). Donc si on dépasse cette comparaison, l'album est franchement bonnard.
De Hidden Ghost Balloon Ship, on ne sait rien, si ce n'est qu'il viennent de Detroit et sont chez RAR: Romantic Air Recordings, un label qui propose souvent des disques en téléchargement intégral. Affaire à suivre donc, car le contenu est à l'image de cette intrigante pochette.
[extrait de l'album Hidden Ghost Balloon Ship]
Enfin, un groupe anglais qui ne rentre pas vraiment dans la catégorie des pseudo-copieurs présentés ci dessus (bah oui je suis déjà à cour de groupes pour illustrer mon argumentation) mais dont la liberté sonore et structurelle peut évoquer le collectif de ce début d'année. Avec son univers très riche, Seeland nous a complètement charmé en quelques jours. Et pour se faire son idée, le site de leur label Lo Recordings propose l'intégralité de l'album Tomorrow Today en streaming sur leur site.
Décidément, aujourd'hui personne a d'excuses pour écouter de la mauvaise musique.
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Sing Fang Bous
dimanche 1 février 2009
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