lundi 26 octobre 2009

The Easybeats - Friday On My Mind


Il est proprement scandaleux de voir à quel point ce blog manque de perles sixties (des autres décennies aussi, mais c'est une autre histoire). On est Lundi et évidement, I've got friday on my mind. Le premier d'une longue série de Lundi Oldies, du moins je l'espère.

vendredi 23 octobre 2009

jeudi 22 octobre 2009

The Walkmen - The Rat


Certains se damneraient pour écrire une chanson pareille. Moi le premier. Tout y est. Textes lucides, chant sur le fil, guitare furieuse, batterie habile, basse impeccable, synthé déglingué, et surtout cette progression d'accords venue d'ailleurs. Elle mérite largement sa place dans le Top 20 de la décennie selon Pitchfork, même s'il est full of shit.

[extrait de l'album Bows & Arrows]

mercredi 21 octobre 2009

Fuck Buttons - Tarot Sport, décollage imminent


Je suis de ceux qui aiment à penser que la musique peut (encore) changer le monde. Ainsi quand je veux transformer une personne qui ne se connecte pas à ma fréquence d'onde, je lui dit d'aller écouter Fuck Buttons, qu'elle deviendra quelqu'un de bien sous tout rapports, qu'elle me comprendra mieux, que dans tous les cas, elle ressortira de cette expérience grandie, ou qu'elle aura enfin une bonne raison de me détester. Ainsi passé une certaine heure, ma spécialité est de déblatérer sans fin sur les tenants et aboutissants de la musique populaire, non populaire, et son importance fondamentale pour l'avenir du monde libre, et de l'univers. Il va de soi que ces tirades ne sont pas lancées en pleine possession de mes moyens, et le texte/notice qui suit a encore moins de sens qu'une conférence sur la reproduction des bigorneaux en Bretagne nord.

Surf Solar

Premièrement, écoute le premier titre du dernier Fuck Buttons, Surf Solar, au casque bien sur, même si elle ne remplit pas toutes les attentes portées par le radio-edit, cela devrait suffire à troubler suffisamment tes sensations pour commencer la transformation, mon fils...
Tu te familiarisent avec l'environnement du duo, aimerais bien en dire quelque chose sur ton Facebook mais t'en sais incapable, c'est trop impalpable, notamment à partir de 8m46,

Rough Steez

Que se passe t'il ? Rough Steez t'a roulé dessus, voilà tout. Il ne s'agit pourtant que d'un échauffement, mais la puissance est déjà là. Brute de décoffrage, celle qui effraie autant qu'elle fascine, 4m de mise en condition attendent ton âme fébrile

The Lisbon Maru

Si bien qu'à l'ouverture de The Lison Maru, un arc en ciel se dessine sous tes yeux clos,
tu ressens les secousses de tes rêves te transporter et te laisse planer jusqu'à l'endroit que tu désire, la voûte céleste s'ouvre une première fois à 1m24, puis une deuxième à 5m15 et le laisse face à tes vérités profondes....
Sur un air n'étant pas sans rappeler le moment de bravoure de Street Horssing, le groupe nous démontrent par A + B que celui ci sera aussi bon, à condition de l'accepter, d'amener son audition à la limite du seuil de douleur, sinon cela ne sert strictement à rien. Allez, ais confiance, n'écoutes que ma voix, tout ce que tu as à faire, c'est plonger dedans !

Olympians

2m 35 à gravir la première esplanade, avant de voir une première version de la silhouette du Grand Tout... avec la douce sensation que ton cœur est en train de lâcher comme durant l'ascension du mont Ventoux ...
Augmente le volume nom d'un moule!
4m, les premières notes magiques se font sentir, une mélodie tellement idiote qu'elle en est énervante, mais nous sommes à mi-chemin de l'olympe, et des ailes poussent subitement dans le dos.
4m34, il n'y a plus qu'à se laisser emmenr par la fabuleuse énergie qui nous porte jusqu'à la prochaine étape. Comme le mondes intérieurs et extérieurs semble petit. Voir le monde de si haut, comme un obus, comme un légo.
7e minute, un flux de distorsion viscéral qui s'étaitt jusque là fait trop discret nous imbibe les oreilles, comme pour nous ralentir, mais l'âme n'a que faire de ses obstacles, et on gravit mètre après mètre avec la force d'un mélomane sourd extatique...
9m30, le moment où tous les éléments semblent se mettre en place selon notre bon vouloir, un Tetris spirituel, qui dure jusqu'à la fin de ce titre épique, où l'on a l'impression d'être autre chose, sentir les particules d'antimatière intégrer notre cerveau altéré du bout des oreilles .

Phantom Limb

Heureusement Phantom Limb est là pour tout remettre en place, comme une descente infernale, deuxième phase entre deux eaux qui permet de passer d'un état de conscience à un autre. Un roulé-boulé inarrétable vers là où les cimes ne sont plus enneigées, une lutte entre l'esprit et le bien.
L'impression de se retrouver acculé contre un rocher face à face à un animal carnivore en quête de chaire fraiche où dans tout autre situation jamais vécue mais redoutée.
Les idées fusent, les plans s'échafaudent à la vitesse de la lumière. à 2m30, on tend un piège à l'animal, mais en fait on tend un piège à soi même.
3m15, il est vaincu, et la conscience supérieure prend forme, elle contemple les espèces intermédiaires s'agitant en dessous, et se transforme peu à peu en phantom.

Space Mountain

Il est temps de grimper plus haut, plus fort, d'abonner toute notion d'être animal végétal, et leur codes absurdes pour s'abandonner à la puissance pure. Le sommet et ses révélations se dessinent.
Au tambours mystique s'ajoute l'illumination quasi christique qui vous prend en son sein.. Et produit son effet dégénérescent ... On ne sait plus si l'on gravit ou descend de la Space Mountain....
Les sons sont des odeurs, les odeurs des visions, et les vision des ....
4M30. Celui qui se transforme en bête, se délivre de la douleur d'être un homme...
Jusqu'au point de non retour, provoqué par l'enchevêtrement de 7m20 à 8m30, jusqu'à...

Flight Of The Feathered Serpent

Pour certains esprits, cela pourrait être un temps faible du disque ...
Peut être n'ont-ils pas reçu la clé pour percer le secret.
à 0,30, la basse, à 0,41 l'arpège démoniaque qui va hanter nos nuit et nos jours. Ces salauds ont été capable de pousser le vice jusqu'à associer une mélodie simpliste et chinoisisante pour mieux nous rappeler à la sensation de toucher la grâce du bout des doigts, à partir de là, si tu as suivi les instructions, il ne te reste plus que des milliers d'horizons à explorer, des milliers de sensations à découvrir, puis, une fois l'instinct humain dans toute sa vulgarité évaporé, on peut vraiment profiter.
D'abord aux alentours de 3m27 avec l'abondance de couches de disto mais surtout à partir de 4m20, à franchir le pont suspendu de la vie sur ses haubans, et s'offrir une parenthèse de quelques secondes pour prendre du recul, décider du pour et du contre avant de laisser tout exploser, la terre, notre conscience, cerveaux, amis, préjugé, inhibitions, sans rémissions.
6m24, direction l'absolu, un aller simple s'il vous plait. Les moins téméraires pourront descendre quelque secondes plus tard, effrayé par le vertige provoqué par une liberté non feinte, quand aux autres, ils resteront à jamais dans les airs.

Loués soit-ils. Car le royaume des cieux est à eux

Je demande l'indulgence de messieurs les jurés pour ce moment d'égarement.

L'album est sorti officiellement le 12 Octobre et ils seront demain Vendredi 23 Octobre au Nouveau Casino.



mardi 20 octobre 2009

Halloweeeeeeen


Dans 11 jours, il revient. Petit rappel donc de l'une des seules B.O. de film qui a réussi à elle seule à créer un genre.

lundi 19 octobre 2009

LCD Soundsystem - Bye Bye Bayou


Pendant ce temps, LCD Soundsystem prépare un nouvel album, et sort (le 24 Novembre, en digital) l'air de pas y toucher un nouveau single. C'est une reprise du titre d'Alan Vega de Suicide of course. C'est moi où ils gardent les bonnes choses uniquement pour les albums ?

[extrait du single Bye Bye Bayou]

dimanche 11 octobre 2009

Rodriguo Y Gabriela - 11:11


Arriba ! Le nouveau Rodriguo Y Gabriela est disponible. Pour ceux qui ne connaissent pas, Rodriguo Y Gabriela c'est un duo mixte de guitaristes qui jouent comme un orchestre à eux seuls. Venant de Mexico où ils jouaient du métal, ils ont débarqué à Dublin et ont fait souffrir leur doigts dans la rue, à jouer des journée entières, et acquérir par la même un style absolument unique. Mélange de milles influences, ils proposent une façon de jouer vraiment novatrice. Se basant sur les techniques rythmiques du flamenco, ils jouent un peu comme s'ils étaient éléctrifiés. Dur donc de mettre une étiquette sur cette musique.
Après un concert aux Transmusicales très remarqué, ils accèdent à la gloire (toute relative) et en 2009 partent pour une triomphale tournée mondiale. Leur musique est d'ailleurs essentiellement un truc de live, où l'on peut vraiment ressentir l'intensité physique et l'immense énergie qu'ils développent. (allez ce n'est pas trop le genre de la maison mais une petite video s'impose). Sur Cd, on a vite fait de se faire cataloguer bobos alter-mondialiste à la petite semaine par les gens qui découvrent. Grosse erreur.
Comme pour mieux nous rappeler qu'ils ne font pas de musique de genre, le dernier album est articulé autour d'un concept. Chaque chanson rend hommage à un artiste et on retrouve ainsi leur large panel d'influence allant de Jimi Hendrix ou Pink Floyd à Santana, Paco De Lucìa et pleins du trucs complétement inconnus. La liste est ici.
L'idée est rafraichissante car après leur dernier album qui contenait des masterpiece comme Tamacun, il était peut être délicat d'exploiter la même veine sans décevoir. Au final, on est quand même un peu circonspect face à ce 11:11, qui surprend, mais contient toujours une bonne dose de bonheur à se mettre dans la gueule au petit-déj.

vendredi 9 octobre 2009

Hot Chip - Baby Said


Il est toujours bon de rappeler certains fondamentaux.

I can't give you that, i'm a simple man
et non I can give you that, i'm a superman...

Pascal Comelade - A Freak Serenade


Pascal Comelade a sorti son énième disque la semaine dernière, fidèle à lui même. Mon premier contact avec le catalan était son concert à emporter, on l'y voit bougon et désabusé, pas franchement le genre de mec à qui on a envie de s'offrir (sic). Pourtant dès qu'il touche à ses toy-instruments il se passe quelque chose, on navigue dans une dizaine d'univers en moins de temps qu'il faut pour retourner en enfance, le vice en plus. Curiosité nationale, reclus du système, il joue ses vignettes décalée sans se préoccuper du monde, contre les situationnistes d'opérettes. Et on adhère. Pour la démarche autant que pour la musique. Mettre un pied dans Pascal Comelade c'est partir en voyage dans l'esprit d'un libre penseur. Et surtout ça donne envie d'aller retrouver les jouets de vos neveux, piquer un xylophone en plastique et monter le meilleur band du monde avec, on en a tous rêvé un jour, Pascal l'a fait. Et le premier qui vient me parler d'amélie pouliche, je lui donne rendez vous derrière l'église que je le dévalise.

[extrait de l'album A Freak Serenade]

mardi 6 octobre 2009

Lift To Experience - The Texas Jerusalem Crossroad


Et si Jeff Buckley jammait avec Fuck Buttons, entouré de musiciens foutrement doués, se mettant à réciter la bible entrecoupé de poésie sur le fait que le Texas EST la terre promise, alternant les mélodies fragiles et le déluge sonore en une fraction de seconde, sans prévenir. S'il brandissait un squelette de tête de buffle dans sa main gauche, moulinant une guitare sur-saturé démoniaque de la main droite, et récitait en même temps ses textes irréels avec une voix d'ange, le tout devant une Cigale médusée, qui attendait naïvement Mercury Rev de l'époque All Is Dream. Imaginez que tout cela fût bien meilleur que l'on peut imaginer, avec 1000x plus de noise que sur disque, et que vous n'auriez plus jamais l'occasion de revivre ça, le chanteur enchainant les aller-retour en hopital psychiatrique, et vous aurez une petite idée de ce que c'était que d'être dans ce coin du temps et de l'espace, quoi que ça ait pu vouloir dire.

Just a stupid ranch hand in a Texas rock band, trying to understand God's masterplan.