Ceci est une review faite à la va vite sur un forum, c'est donc mal écrit et décrit. J'avais l'intention de faire un "dossier" sur chaque groupes importants et tout ça, mais maintenant, il est déjà trop tard, pensons à l'avenir ! Et l'avenir s'appelle The Warlocks !

Arrivé le mercredi en fin d'aprem, organisation parfaite, on rentre en peu de temps, en fait on est même installé avant une groupe de pote qui étaient arrivés environ une heure avant. Pas le temps de dire ouf on file sur la last arena pour la surprise party du mercredi, qui fait vraiment énormément plaisir après tant d'attente (une an à attendre de pouvoir se venger du dernier festival de Dour, qui avait vu mon pied se faire brûler au 2e (limite 3e selon les médecins) degré).Ça commence par un dj set nickel pour l'apéro, Showstar enchainera les titres parfait pour être posé dans l'herbe encore toute belle de la last arena (the hives, peter bjorn & john etc etc ...)S'en suit un groupe de reprises d'ABBA, on comprend mieux le terme choisi de surprise party, à savoir que c'est que du bonus pour régaler le camping et non une programmation normale. Aller retour au ping cependant, histoire de préparer les cocktails, on revient sur place au dernier morceau. Ensuite Princess Superstar et son dj set putassier à souhaits, son décolté secoué, nos sourires éthilisés etc etc ...Un très bon moment passé pour cette veille, on essait de ne pas se coucher trop tard pour être en forme le lendemain. Évidemment promesse non tenue.Ensuite pour ce qui est du festival en lui même:

Jour 1 :Arrivé sur le site à 13h40, The Toasters sur la grande scène délivre son ska new yorkais ancestrale, et nous on essai de lutter contre la gueule de bois en dégustant une bonne leffe au stand bières spéciales, dans des verres s'il vous plait !Ensuite le Brian jonestown Massacre, qui ont vraiment été à la hauteur, et pourtant j'étais exigeant envers ce groupe. On a eu le droit à tout, la moitié du concert dos au public, la bonne setlist, les insultes au public, la monté sur scène de ronald mac donald, les déclarations de haine (envers l'hélicoptère de la police par exemple) et d'amour. Du Brian Jonestown Massacre pur jus, on en sort tout heureux... en fait il semblerait que Anton ait rejoint le festival a pied et en train, contrairement au reste du groupe qui était dans le bus, et une fois arrivé à la gare de st gislain, aucun festivalier ne l'a reconnu, ce qui explique peut être son humeur un peu mauvaise...Ensuite The Teenagers... Pas grand chose à dire sur ces petits péteux, accueil assez glacial, les festivaliers n'ayant pas de mal à reconnaître un faux rocker là ou il en voit un (Teenagers/BB Brunes...). Néanmoins, ils ont quelques chansons géniales (Starlett Johansson, Homecoming ...) Une sorte de gentil échauffement avant Foals sur la grande scène, et sous la pluie, qui ont vraiment été à la hauteur de leur réputation, musique jouée à cent a l'heure, voix un peu désagréable mais passages instrumentaux très impressionnants.On a juste assez de temps pour voir la fin des Mystery Jets, qui plaisaient bien sur disque, mais qui après Foals, semblent presque être d'un ennui total.Par la suite, on prend une heure de pause (la seule de la journée) pour se mettre en condition avant Whitest Boy Alive. Très attendus, ils ont été superbes. Jouant quasiment tout le bien-nommé album Dreams, le public est conquis, et moi je plane à 100 000 mètres de haut. A la fois subtil, fragile, dansant, reveur, drôle... ce groupe est une des très grandes réussite du festival.Histoire de se calmer on va voir Goldfrapp, qui n'arrive pas à convaincre un public déjà trop déchainé pour rentrer dans la musique (pas assez fort !) du groupe.Puis Modeselektor vu malheureusement de trop loin pour juger, ayant retrouvé par hasard une bande de pote on boit des coups jusqu'au début de Birdy Nam Nam. Déjà dans un état avancé, on néglige le placement, tant est si bien qu'on se retrouve à 5 mètres des enceintes de la Last Arena, et que les premiers morceaux sont tout simplement douloureux pour l'appareil auditif, on finit par se reculer, mais la douleur est toujours là, finalement chacun trouve sa place idéal et le décollage peut enfin voir lieu.Leur set était un peu paresseux, mais terriblement efficace, un super moment. Le temps de se perdre une 5e fois je me retrouve à danser sans grande conviction devant Ellen Allien, avant de retrouver le campement mort de fatigue...

2e jour:Premier concert et pas des moindre: Future Of The Left, très impressionnant, malheureusement il est déjà difficile de garder son attention en début d'aprem. S'en suit donc des heures à regarder de loin X Makeena, Oxbow ou ediT, incapable de supporter trop de son trop longtemps.Le salut viendra de Ratatat, groupe que je voulais le plus voir avec le BJM et Whitest Boy Alive, ils ont eux non plus pas déçus, appliquant leur éternelle formule à un public complètement conquis par la qualité du son et des composition, on hurle comme des fou pendant Wildcat, on plane pour le dernier album, on retrouve encore les potes dans la fosse, on est déjà fin saoul, et passons un concert exceptionnel. Puis on va voir Vibronics, ce n'était pas dans mon programme mais j'ai pris une belle dose de basses dub magnifiques. De plus en plus heureux on regarde le concert de The Notwist d'assez loin pour se rendre compte qu'il y a très peu de monde, qu'importe, les chansons sont magnifiques, mais une fois encore, notre condition physique empêche de profiter pleinement du spectacle.En revanche on est vraiment plein d'énergie au moment de voir Bonde Do Role, qu'on n'imaginaient pas aussi bon (appologies to Pardon My Freedom). Alors que la majorité du public étaient à Ice Cube, ll ne restait qu'une poignée de fêtard surexcités pour profiter du Baile Funk débraillé du groupe, qui si il est franchement peu intéressant sur disque, devient totalement irrésistible sur scène, on danse comme des malades devant leur enthousiasme débordant, on sent qu'ils apprécient le moment et le public leur rend bien. Une superbe surprise. Mais hors de question de rater Battles (pour l'instant, depuis ratatat, temps de pause estimé: 5 minutes) on file sur la Red Frequency pour entendre les responsable de l'hymne du festival (Atlas). Sous une pluie fine, ils nous en mettent bien sur plein la gueule de leur math rock alambiqué, on attend Atlas (heureusement pas joué en dernier) pour devenir fou et filer sur l'autre grande scène voir le Wu Tang Clan.En deux mots: énorme ambiance. Ils sont tous là, et ont l'air surmotivés. Signalons d'ailleurs que c'est eux qui ont expressement demandé à rejoué après le concert de l'année dernière (sans Method Man)Un pur moment de bonheur, qui restera longtemps gravé dans ma mémoire.Après s'être bien sur encore perdus, je me retrouve à rentrer (même si j'ai du m'y prendre en 3 fois, et la jouer vraiment finot) dans le chapiteau bondé comme pas permis pour voir l'un des événement du festoche: Boys Noize. Set énorme évidemment, que dire de plus, à cette heure là c'est les jambes qui parlent, le sourire figé on est incapable de comprendre ce qui se passe, je profite juste du moment pendant 1h30, autant dire que je ne me souviens pas de grand chose si ce n'est du final avec évidemment le remix de My Moon My Man. Grand moment. Enchaine ensuite SebastiAn, qui est parait-il un dj absolument génial.. désolé mais son ouverture qui consistait à enchainer Justice avec Rage Against The Machine m'a suffit à me convaincre que je ne manquerai pas grand chose si j'arrive à retrouver ma tente. Je passe sûrement devant Digital Mystikz, mais ne me souviens pas de grand chose....

3e jour:Le rythme devient plus calme, les groupes programmés un peu moins attendus (pour ma part en tout cas) on arrive donc à ne plus avoir de baisse de régime de la journée.Arrivée pour Syd matters, écouté allongé au milieu du chapiteau, parfait pour sortir de ses songes sans en sortir vraiment...Ensuite Quit Your Dayjob, le groupe suedois dont on attendait un peu comme les hives bis. Devant un chapiteau pas bondé, ils mettent une bonne ambiance, ayant des looks et des attitudes tout a fait comiques, on pourrait faire l'inventaire des bizarreries vues, tellement elles sont nombreuse (et tellement leur musique n'est pas ce qu'il y a de plus fascinant qui soit) mais on préfère ne pas rater Flying Lotus, et c'était une riche idée, puisqu'on a pris le meilleur mix orienté bass du festival. Mixant sans casque des sons tout simplement fantastiques, c'est le bonheur total.Repos devant le fils de Lee Scratch Perry, Omar Perry qui livre un reggae des plus classique. Direction Miracle Fortress, un des petits groupes qu'on aime profondément. Et là étonnement, il n'y a personne, tout au plus 20 personnes au début du concert 50 à la fin. On (moi et mon acolyte à ce moment précis) est presque les seuls à paraître enthousiastes, collés au barrière (pour faire abstraction du peu de monde derrière) ,ce que ne manquent pas de remarquer les musiciens, qui, n'ayant pas trop le choix, n'arrêtent pas de nous fixer, ce qui crée une atmosphère très étrange, on baisse les yeux. La bassiste dit à juste titre que "c'est comme de se retrouver à jouer tout nus' ils écourtent un peu le set, on est un peu déçu mais content des signes de remerciement que nous adressent les musiciens.Puis, Steel Pulse, beaucoup leur crache dessus, mais moi je suis fan depuis l'age de 10 ans de Hansworth Revolution (d'ailleurs le seul album du groupe que je connaisse...) alors je n'ai pas fait ma fine bouche, et ai profiter de ce moment de chill out bienvenue.On passait ensuite aux choses sérieuses, avec la soirée Kitsuné qui était bien moins "teenage fluo branché de mes roubignolles" que prévu. On arrive 10m après le début des Punks Jump Up, qu'on soupçonne d'avoir ouvert avec Dance To Our Disco, leur seul morceau officiel (avec le chanteur des hives en featuring) puisqu'on a passé tout le concert à l'attendre, en vain. Mais ce n'était vraiment pas du temps perdu puisqu'ils nous on livré un dj set absolument jubilatoire au sens premier du terme. Ça dansait dans tous les sens sous des rythmes merveilleux, moins poudre aux yeux que ce qu'on redoutait, un des moments de pur plaisir du festival.On arrive ensuite pile pour le début de The Herbaliser, ou on retrouve une nouvelle fois le groupe de potes comme par magie. Le groupe se la donne old school comme prévu et c'est un régal absolu. J'avais peur que ce soit mou du genoux, un peu plan plan, mais à la manière de leur dernier album, ils livrent le meilleur possible de la musique vintage qu'on aime. Un des seuls moment du festival sans boucles répétitives une fois passé 23h, et c'était du meilleur goût.Du coup Gildas & Masayas (les boss du label Kitsune) qu'on trouve en général très bon avec un goût un peu différent, un peu fade ( Boom Boom Pssshiii) après punks jump up et the herbaliser, quand bien même c'était bien la fête sous le dance hall, dans une ambiance bonne enfant.Enfin pour clôturer cette bien belle journée, est venu à nous un mix d'une heure trente du dieu vivant Gilles Peterson. Certes, la bouteille de vodka ingérée dans la journée associé aux multiples bières prises sous le site transformait un peu notre vision de la réalité, mais ce dj set restera pour longtemps dans ma mémoire tant il semblait parfait de bout en bout, un éclectisme forcené qui faisait du bien à cette heure ou on est habitué à prendre du son un peu moins subtil dans la tronche. 3e morceau: Mista President de The Souljazz Orchestra, à partir de là j'avance autant que possible et donne toutes les dernières forces qu'il reste pour lui rendre tout ce qu'il nous a donné. Magique. Sûrement le meilleur moment de mon festival. Bouleversifiant.Tant pis pour Mr Scruff, on rejoint le camping content d'avoir fini la bouteille par personne et déçu d'avoir fini notre réserve de (...) Mais quelle soirée !!!

4e jour: Tout le monde ressemble à des zombies bien sur, et je ne fait pas exception, puisque je passerai l'après midi allongé ou presque. Pour commencé, Enon, superbe groupe rocknroll distingué, mais comme pour future of the left, l'horaire est peu flatteur. S'en suit Heavy Trash, le groupe rockabilly de Jon spencer, auteurs d'un très bon disque sortit l'année dernière (Going Way Out with Heavy Trash), et qui donnera tout cet apres midi, mais devant un public fatigué et clairsemé. Bon moment cependant. C'est dans une tout autre ambiance que Didier Super commence son concert, ou plutôt fait semblant de le commencer puisque c'est un vrai spectacle fait d'un milliers d'interruptions et accrochages que didier va nous offrir. C'est inracontable. Pour le meilleur ou pour le pire, on aime ou on aime pas, mais pour ma part j'ai été agréablement surpris par la sincérité du mec, et la justesse des conneries qu'il dit. Je partais avec un sale apriori, et suis sortit avec un sourire énorme. Ce personnage (puisque ce c'est de ça qu'il s'agit, et non de musique) remet en perspective beaucoup de nos opinions et préjugés sur la musique, dur de voir un artiste se la péter en cuir et mèche après ça. Cependant, je n'irai surement jamais plus le voir... Une fois suffit je pense, d'autant que cette fois si le public était particulièrement nombreux et réceptif, ça a du lui faire bizarre.Shout Out Louds : bonnes chansons, bonnes mélodies, bons solos, bonne bouilles, ce groupe a tout pour réussir mais ne réussira jamais.Enfin, à 21h le dernier jour arrive The Raveonettes, ils sont 4, une sorte de batteur, et une fille pour jouer de la gratte à la place de Sharin Foo, remplacée (pour cause d'accouchement imminent je crois) par sa non moins jolie sœur. On rêvait de voir Sharin Foo en vrai depuis des mois, on aura droit à sa soeur au chant, et elle ne s'en sort pas mal du tout, les chansons sont géniales, on est fan, mais le 4e jour (5e en réalité), même nos sentiments les plus profonds ont du mal à s'exprimer. On est déjà lessivé physiquement et mentalement. Mais heureux de les avoir vus jouer 2 accords pendant 1 heure.Puis la fin de Fujiya & Miyagi, qui, coup de bol, jouent leur deux tubes quand on est là. Puis, quasiment pour la première fois du festival, je verrais que des parties de concert au lieu de l'intégralité (auquel je suis particulièrement attaché, sauf quand c'est horrible bien sur) On se place donc pour les BB Brunes. Apparemment on est pas les seuls puisque le dance hall est bondé, et qu'au premier morceau ils se prennent une quantité de choses de la gueule pas possible. On se demandait comment le public dourien allait réagir, il a fait ce qu'on attendait, et alors que la plupart des agitateurs qui étaient surtout là pour montrer leur désapprobation étaient partit (comme moi par exemple) ils ont finit par sortir de scène plus tôt que prévu.Au contraire 2 minutes après avoir quitté la scène des BB Brunes, on va voir (sous la pression du collègue) Sinik de loin, qui va justement se prendre un bouteille, arrête le concert, demande au type qui lui a lancé de lever le doigt pour qu'il puisse le défoncer à la fin du concert (j'ai pas trop compris la logique mais c'était efficace) puis reprend son concert sans grand incidents, après 3 4 titres, on file voir Gogol Bordello, l'anti-tête d'affiche. Ils sont particulièrement déchainés comme prévu, mais on a plus trop le cœur à ça et on se contente de dodeliner de la tête gentiment. On voulait attendre le set de Beat Torrent, qui s'annonçait exceptionnel, mais depuis le début de la journée, je pensait plus à un lit qu'à autre chose. Voilà pourquoi on est parti à la fin de gogol bordello direction le camping, puis la voiture, pour rentrer à Paris sous les coups de 5h du mat et pouvoir enfin prendre une douche et dormir dans des draps propre. Un vrai luxe.
Ce festival fut un grand moment, et m'étant coupé les cheveux (longs) la veille pour des raisons pratique, j'ai quand même reussi à prendre un coup de soleil sur la nuque. Comme quoi, même derrière les nuages, il peu faire beau en Belgique.
Allez tous faire ce festival une fois dans vote vie, quelque soit la programmation vous y trouverez votre compte, et moins il y aura de groupes que vous connaissez, plus vous vous amuserez car vous aurez encore plus de temps pour rencontrer des gens et faire la fête, en effet, la grande différence de ce festival par rapport aux autre c'est (outre son éclectisme musical évident et le prix très abordable) l'ambiance unique. Pas besoin de jouer des coudes ou d'arriver avant pour voir le concert de vos chouchous, les gens sont dans une mentalité différente. Pour preuve, je suis arrivé 5 minutes avant le début du Wu Tang Clan, et j'ai pu choisir l'endroit ou me placer sans problème (mi chemin scène régie son).
DOUUUUUURRRRRREEEEUUUUUUHHHHHH !
Quelques petits extraits des 4 meilleurs concerts chaque jour:
(les photos ont été achement volées au flikr de followyoureyes, mon appareil étant tombé en rade...)