lundi 31 août 2009

2001, c'était bien, 2010 ça sent la...

Plutôt crever la gueule ouverte que de parler des Dead Weathers. Et pourtant...







mardi 25 août 2009

Noir Désir - Le Fleuve


3 versions (très différentes) pour le prix d'une. Dé-chronologique

[extrait de l'album One Trip One Noise](1998)



lundi 24 août 2009

The Avalanches revenez, tout est pardonné


Bientôt 10 ans que The Avalanches ouvraient une brèche, depuis ? Le néant. Impossible pourtant de se défaire du souvenir de ce putain de concert à la route du rock ...

vendredi 21 août 2009

Des mérites de la répression sexuelle


Des mérites de la répression sexuelle:

Peut-être que ca se réduit à ca, en fait: Ronettes, Shangri-Las, Crystals, et les chanteurs aussi, tous ces vieux classiques rock, étaient alimentés par une seule chose: la répression sexuelle, et la frustration conséquente. Ils étaient peut être sexistes, névrotiques ou même sadomasochistes - parfois je pense que la seul raison pour laquelle on ai inventé la pop musique c'était d'exprimer des émotions malsaines sous une forme aussi trompeuse qu'apaisée.. Ils explosaient littéralement de tout ce désir réprimé et de peur et de culpabilité et de crainte et de haine et de rancœur et de confusion. Et cela leur donnait une sorte d'urgence anarchique, qui peut encore nous émouvoir aujourd'hui.
A écouté certains vieux titres des Shangri-Las, vous pourrez vous retrouver à rire et pleurer en même temps. Et le truc de Spector... pas seulement le fameux Mur de Son, mais l'urgence dans la voix des filles, signifiait sexe pur, substrat de toute scène possible entre un gars et une fille, partout où alors nous trouvions le moyen de nous éclipser pour voir jusqu'à quel point nous pourrions aller cette fois.
Tout cette frustration passait dans le rock, toutes ces puissantes émotions étaient bien en vue, et la production derrière elles regorgeait d'une méticuleuse abondance de détail. Ces chansons étaient comme de magnifiques tapisseries dépeignant les situations les plus embarrassantes et les plus ridicules , mais aussi les plus douloureuses, et elles tiennent aujourd'hui encore.

Blondie ne constitue pas vraiment un mur du son, mais il serait injuste de le leur reprocher. Ce n'est pas Le Blondie Orchestra, juste un bon petit groupe de rock qui a évolue sans arrêt depuis le garage sans jamais perdre de vue ni cesser de comprendre ce qu'on y trouver de bon, sinon de meilleur, Debbie a une bonne voix, selon les critères de chants traditionnels de beaucoup de ceux qui enregistraient au début ses années 60. Mais on oserait pas mettre un de ses titres à coté d'une production Spector ou Shangri-Las, parce qu'il sonnerait franchement pâle des genoux. La raison en est (comme je ne cesse de le ressasser) que la musique ne semble pas comporter d'émotions vraiment fortes, et que celles qui font surface de temps à autres, ce qu'il peut y avoir d'obsessions et de désir, sont invariablement presque aussitôt sabrées par des fusillades d'ironies, de sarcasmes, tout ce que vous voulez, qui finissent par les enterrer.

La première raison pour laquelle nous écoutons de la musique est d'y entendre l'expression de la passion - comme je l'ai cru toute ma vie - alors à quel point celle musique se révélera-t-elle bonne ?
Qu'est ce que ça dit de nous ? Que confirmons nous en nous même en adorant un art aussi effectivement neutre ? Et simultanément, que sommes-nous en train de détruire, ou du moins de rabaisser, en nous ?

C'est dernières années, on a vu la montée d'un type de musique peut être inconnu jusque-là dans l'histoire humaine: un musique conçue spécifiquement, intentionnellement ou par motivation inconsciente, pour faire disparaître les émotions qui pourraient subsister dans l'atmosphère qui nous entoure, créant ainsi un vide où nous pouvons respirer plus aisément parce que nous aurons moins la trouille les uns des autres, bien que nous ne communiquions toujours pas. C'est la disco de base, bien entendu. Mais elle n'est pas la seule. Toutes sortes de musiques s'en chargent, et vous pourrez parler tant que vous voudrez de la musak, et de la variété pré-rock nunuche que nos parents aimaient; How Much Is That Doggie in the Window, mais ce n'est pas la même chose parce que ces chansons reposaient sur une conception des rapports sociaux sur laquelle, pour l'essentiel, tous les auditeurs s'accordaient. Tandis qu'il n'existe rien de tel aujourd'hui. Il y a donc un genre entièrement nouveau de musique à air conditionné, de contrôle du climat, antidépressive / antipsychotique, conçue pour neutraliser et apaiser et, en définitive, exprimer l'immobilité plutôt que le battement des cœurs de deux aimants ou la nullasserie broute-foufoune de How Much Is That Doggie in the Window. Avant, toute celle que vous entendiez étaient destinée à mettre quelque chose dans la pièce; la nouvelle a pour fonction de l'enlever.

Il semble que Blondie ait adopté plus ou moins de tout cœur cette esthétique. Mais quand on enlève sans cesse au lieu d'ajouter... ah, c'est comme un compte en banque non ? Bientôt il ne restera plus rien. Et ça semblerait bien faire de vous une sorte de vampire musical.
Patti Smith, en dépit de toutes ses prétentions, de son obstination butée, de son narcissisme, de ses croisades fumeuses, chante encore du cœur, si brouillé qu'il soit. Quand elle est en forme, elle apporte quelque chose à l'environnement, elle représente quelque chose, elle est réelle, la chair et le sang sortent de ces sillons, ce qui je pense est une raison qui fait qu'elle a tant de fans. Ou bien Lou Reed, en dépit de ses marmonnements monotones, il y a en dessous tant de souffrance diffuse, tant de désespoir, de désir et de regrets, que même lorsqu'il se montre le plus cynique vous le sentez lutter avec lui même, combattre ses propre démons. Mais Blondie... ont-ils encore ce genre de courage?
Comme Brian Ferry au sein de Roxy Music, ils s'efforcent de crée une sorte de rococo involontaire, un rock arty surchargé qui dissimule ce que l'artiste éprouve vraiment en lâchant partout des ironies bien tournées, en proposant des introspections synthétiques qui se veulent encore plus intéressantes que la réalité. Ou bien ils se contentent de cabotiner. Mais Brian Ferry était dans les pinces de langouste d'un véritable romantisme, et peu importe combien de fois il avait transposé ce qu'il traversait avant de le mettre en chanson, vous saviez toujours qu'il traversait quelque chose. Il y avait dans sa musique une passion et une vitalité grandioses, et même quelque chose de poignant, même lorsqu'elle était condescendante au possible, et dilatoire au point d'en être parfaitement exaspérante.
Tandis qu'avec Blondie vous n'avez rien de tel, du moins 90% cent du temps. Vous avez au contraire une froideur générale, car ils n'écrivent pas de chansons d'amour pop. Où veulent-ils en venir dans leurs textes? Vous disent-ils de les laisser tranquilles ? Est ce qu'ils pleurnichent sur leur carrière ? Sont-ils en train de concocter de petites sagas reposant sur des événements quotidiens qui n'auront jamais rien de contraignant ? Ou bien sont-il délibérément banals jusqu'à la folie... ? De quoi ces gens se soucient-ils réellement, s'ils s'en soucient ?
Ou alors, s'ils veulent simplement distraire, pourquoi tant de sérieux sur ce qu'ils font? Peut-être se prennent-ils pour Dorothy Parker, à faire des commentaires légers et pleins d'esprit sur les foules qui passent, sans jamais aller trop profond. Ce qui est bien aussi, sauf que... c'est impénétrable. Parlez donc mur du son, LEUR MUSIQUE EST UN MUR. elle est conçue comme ça, probablement en raisons d'instincts d'autoprotection pas nécessairement injustifiés ou malavisés mais... ils s'affairent dans des médias qui communiquent ostensiblement... et pour finir le public commence à avoir l'impression d'un groupe de gens hermétiques, d'une petite coterie, qui se sont enfermés eux-même et nourrissent une mentalité d'assiégés alors qu'en fait personne ne veut leur peau.

La presse n'est pas sympa, ne respecte pas les règles, brûlez vous une fois et vous serez plus prudent la suivante. Mais on ne se promène pas dans des armures et ces exosquelettes géants en se cuirassant contre de nouvelles attaques à chaque coin de rue. Tôt ou tard, vous devez dire quelque chose que vous pensez réellement. Shayla et Union City Blue y ressemblent, mais ce sont toutes deux des chansons à la troisième personne. Quand Blondie vont-ils en écrire à la première (hormis Living in the Real World, qui n'est rien qu'un exemple précoce et atroce d'un syndrome familier, celui de la rock star s'apitoyant sur elle-même), qui expriment ce qu'ils éprouvent réellement envers eux-même, les uns envers les autres, envers leurs amis, leurs amants, leur parents, leur connaissances, le proprio, n'importe qui, n'importe quoi ? Rien que pour rendre la chose plus claire et agir comme s'ils parlaient sérieusement.

Faire de la célébrité une fonction de mise à distance non empathique, les empêcher d'en vouloir davantage alors même que vous leur jetez au visage la boue de votre mépris, ou vous contenter de tourner le dos, comme Miles Davis l'a fait pendant presque toute sa carrière... bon, ça n'est pas un truc facile à faire. Il faut une personnalité extrêmement complexe, quelqu'un qui soit également maître dans l'art de changer de masques et de déguisements, le parfait caméléon (Dylan, Bowie). Ou alors, la capacité innée à projeter quelque chose de menaçant, ou de dangereux, si fallacieuse que puisse être cette impression, qui les tiennent à distance (Lou Reed). Dans leur grand majorité, les artistes, quels qu'ils soient, en sont dépourvus.
Pour moi, Debbie est manifestement une fille très gentille, pas insipide comme certaines, mais qui aurait du mal évoquer le danger. Qui en est encore capable, parmi nos célébrités/héros populaires ? Ce n'est qu'une bande d'aimables lessivés. On dirait que c'est ce que veulent les gens, peut être qu'en fait ce besoin rend davantage compte de la popularité de Blondie que nous l'aurions suspecté.
Il ne faut jamais oublier que jusqu'en 1975, quand Patti Smith a renversé les barrières comme une sorcière sous jusquiame, le rock était presque exclusivement un monde où régnait la suprématie masculine. Les groupes de filles du début des années 60 étaient, pour la plupart, trop ethnique, trop marqués par des résonances gangs de rue-rivages d'Orient pour le genre d'attrait crossover auquel Debbie est parvenue. Janis Joplin était trop pathétique, une freak pour les freaks. Grace Slick préfère le vaste entrepôt de ses petites plaisanteries privées et s'est donné un mal fou pour se montrer déplaisante. Patti est encore trop jungle pour Tv Guide. Cela ne laisse qu'une personne, la femme dont le destin est de finir par être appelée "la Reine du Punk".

Lester Bangs

extrait du livre Blondie, 1980
traduit et paru en français dans le recueil Fêtes sanglantes & mauvais goût, aux éditions Tristam.

Ce n'est pas du tout le meilleur extrait de l'énergumène, loin de là, mais c'est le plus court qui m'est tombé sous la main.


mercredi 19 août 2009

BO Diva



Wilhelmenia Fernandez - Aria From La Wally
[extrait de la BO de Diva]
[original: La Wally, opéra d' Alfredo Catalani Ebben? Ne andrò lontana (acte I)]

Vladimir Cosma - Sentimental Walk Second Version
[extrait de la BO de Diva]

lundi 17 août 2009

Dour Festival fausse review Dimanche


DIMANCHE:

Nous voilà au bout. La dernière journée s'annonçait dantesque, le souci c'est qu'après 4 jours de festivals, la force et la motivation pour aller voir tous les bons groupes programmé aujourd'hui n'est pas là, enfin elle sera là à partir de 20h...
Pas de Amazing Baby, de Experimental Tropic Blues Band, de Rolo Tomassi ni de Caribou. Qu'à cela ne tienne, il y avait suffisamment de bons trucs pour se faire plaisir.

A commencer par Madensuyu, 13h15 le duo arrive devant un parterre déjà un peu au bout du rouleau. Ca ne les empêchera pas de livrer un superbe set, une sorte de post rock rageur et inspiré. Le batteur est technique et donne tout ce qu'il a, tout comme le guitariste/chanteur qui astique son manche comme un possédé et c'est beau à voir, subtile malgré un mur du son épatant pour un duo, on est déjà impressionné, et sourd.
Malheureusement pas assez sourd pour ne pas entendre Petula Clark. Peut être aurait-ce été passable en début de festival, mais un groupe qui joue trois accords sur du boom shak, même en sautant partout, ça n'impressionne plus personne.
Heureusement le bonheur attend au tournant.
Sleepy Sun, un régal, c'est le premier groupe du festival "un peu Warlocks". Alors même si le son n'est pas assez fort (rarissime à Dour) c'est fantastique de pouvoir écouter mon rock de prédilection, plus gentils et sixties que les susnommés, ils envoient quand même quelque nappes de drones sympathique, et des vraies et longues chansons psychédélique ! Avec un couplet refrain break coda etc, ça faisait tellement longtemps qu'on avait presque oublié ce que c'était.
Après une gigantesque sieste, direction Bob Log 3. Le bonhomme a une réputation de fou dangereux qui le précède, elle n'est pas usurpée ! Homme orchestre, un casque mi moto mi Daft Punk sur la tête qui l'empêche probablement de voir sa guitare, il joue du blues rock électrifié bien crade. Furieux qui fait fureur. Et vas y que je crie comme un dératé, et vas y que j'enlève mes sapes, et vas y que je fait monter des filles sur scène pour les faire sauter sur mes genoux pendant que je joue de la grosse caisse. On aimerait que ça dure toujours mais il faut quitter le concert avant la fin pour un des groupes les plus attendus.
The Horrors. Que dire que dire si ce n'est que j'ai été conquis, par le son avant tout, excellent cette fois ci et puis par les chansons quand même, car autant c'est agréable de cracher sur leur mimétisme du shoegaze 87-93, autant il est impossible de bouder son plaisir devant des titres taillés pour le live. Je resterai même sur place jusqu'à la fin du concert, les yeux fermés et les oreilles saignantes alors que Crystal Castles fait son show (un peu vidé de son sens par Kap Bambino hier) sur la scène à coté.
Repos devant Jamie Lidell, qui fait ce qu'il peu mais ne capte pas l'attention de grand monde, programmé à un mauvais moment sans doute. Sa musique est trop gentille et simple pour ceux qui attendent (déjà) la venue du dieu. Un petit passage par 5 Elements Of Hip Hop mais la sauce ne prend pas, et on se retrouve fin prêt (comprendre ce que vous voulez) pour l'arrivée de la star. L'artiste que Dour essaie d'obtenir chaque année depuis sa création.
Il s'agit bien sur d'Aphex Twin.
Est-il possible de commenter une expérience pareille ? Bien sur que non. C'est comme Animal Collective ou Fuck Buttons, allez expliquer à quelqu'un ce que vous ressentez, c'est tout simplement impossible. Le son 5.1 (sur la grande scène !!!) n'apporte pas grand chose quand on est posté tout devant, tellement devant que son matos cache son visage, ce qui est finalement une bonne chose car ajoute à la dimension mythique de l'événement. Richard D James est THE star ici, et il a mis tout le monde d'accord, proposant un set interminable et bien moins breakcore que ses albums, plus subtil. Et puis finalement peu de visuels de vivisection.. On sait qu'il s'agit de la dernière ligne droite. Ce pourquoi on est là depuis le Mercredi aprèm, on peut donc lâcher nos dernière force dans la bataille, et notre dernière neurone. Après il n'y aura qu'un grand vide, et c'est ce qui rend ce concert si particulier. La dernière note du concert arrive de façon parfaitement inattendue. Pouf! L'espace d'une interminable seconde le silence total au milieu des 20000 allumés (minimum), tous se rendant compte qu'ils viennent d'entendre le dernier son d'une expérience qui restera dans les mémoires. S'en suit bien sur une acclamation à la hauteur de l'évènement, mais l'homme a déjà disparu, il a déjà tout dit à travers ses machines.
Plus personne n'osera se regarder dans les yeux.
Maintenant tout ce qu'il reste de ce festival c'est un magnétophone et sa cassette de 90 minutes, qui crache des bribes d'instants diffus et fugaces. Des souvenirs éclatés qui émergent des brumes du temps, il n'y a qu'a appuyer sur play...


dimanche 16 août 2009

Dour Festival fausse review Samedi


SAMEDI:

Le samedi était clairement la journée sensée être la plus faible. Tant mieux car en général c'est une journée très difficile, 3 jours de festoches dans les pattes, le fait de savoir qu'on est encore loin du bout. On passe généralement la plupart du temps allongé dans les parcelles d'herbes qui ont survécue. Et ça n'a pas manqué cette fois !

Arrivée sur les infâmes Danakil, groupe de reggae français pénible. Mais bon, il est trop dur de se lever.
On peut profiter quand même sans bouger un orteil de Winston McAnuff qui relève le niveau. Mais le soleil tape, et le corps n'a pas encore évacué tous ses excès.
18h, réveil avec O'Death qui balance du bluegrass de haute volée mais un peu répétitif. S'en suit un quart d'heure d'IAM qui sont vraiment de pire en pire à chaque fois et on se dirige enfin vers un putain de bon concert.
The Dodos prennent tous leur sens en live, le duo (trio pour le live...) joue sur tous les registres sans avoir l'air brouillon tout en étant très aventureux. Le déjà culte Visiter est passé en revue mais la part belle est aussi faite au prochain album Time To Die. Ils ont reussi à sauver la journée....
Enfin sauver la journée jusque là, car à ce moment précis, je n'avais aucune idée de ce qui nous attendait juste après: GONG !
Difficile de trouver les mots à la hauteur de leur performance. Personne dans le public n'a du écouté un seul de leur album, mais le fait qu'ils soient toujours en activité depuis les années 60 sans avoir splitté et qu'ils se retrouvent à jouer dans un festival de drogués en Belgique en 2009 force le respect. Ils sont vieux et beaux à leur manière , encore complétement fêlés, et leur décor kitsch est complétement raccord. Il ne faudra qu'un seul titre pour plonger complétement dans leur univers, et dans un autre état de conscience. Restés complétement bloqué dans les années 60, leur longs cheveux blancs ondules au rythme de paroles incompréhensibles. Attention, malgré leur airs de hippies québlo leur musique est quand même moderne et complexe, jazz, expérimentale, prog, psyché etc etc... Les yeux fermés et le sourire béat pendant une bonne partie du concert, leur folie douce nous emmène dans le voyage interstellaire de 2001 odyssée de l'espace. Une formidable surprise comme seul Dour peut en fournir.
On reste sur la même scène pour reprendre ses esprits après ce trip d'1h30 car les prochains à passer sont Kap Bambino. Voilà un enchainement qui peut paraitre contre nature mais finalement a beaucoup sens..
Est il encore besoin de présenter Kap Bambino ? Ceux qui sont responsable de Crystal Castles (CC a vu KB en 2003 à Montréal, sont resté traumat et on tout simplement décidé de faire pareil en plus cheesy et moins authentique) et de toutes les voix fisher-price d'aujourd'hui restent fidèles à eux même, un show survitaminé, complétement punk qui retourne tout sur son passage. Le public devient fou, Orion s'énerve, Caroline harangue tout ce qu'elle peux. Cela fait dix ans qu'ils sont là et on sent beaucoup plus de sincérité chez eux que chez la plupart des groupes aujourd'hui. On finit complétement vidés avec la sensation d'avoir vécu trois concerts à la suite de très haute volée dans des genres complétements différents et finalement typique de l'esprit Dour: De la pop animal collectivienne, du rock hippie déjanté et du punk-grune-electro-noise furieux.
Après ça, il faut se rendre à l'évidence, rien dans la soirée ne pourra être au niveau. Pas même I'm From Barcelona et tout son bordel. Ni Craze & Klever et leux 4 platines. Non décidément il faut se prendre la décision de préserver nos oreilles, garder cet influe magnifique en nous, et se préparer pour la journée de Dimanche qui est tout simplement la plus intéressante musicalement. Pas de tente after ce soir.

samedi 15 août 2009

Dour Festival fausse review Vendredi


VENDREDI:

What's Up: Fascinant ! L'exemple même de pourquoi le math rock peut aussi bien être fantastique que ridicule... Pas en place, pas original. Je ne piperai mot sur Walls Of Jericho alors passons à la suite si vous le voulez bien.
WhoMadeWho: grand moment, concert jubilatoire, le pétillant trio ne tiens pas en place, ils font les cons et partagent vraiment leur énergie et leur bonne humeur. Captivant jusqu'à la fin.
Studio One Rub A Dub Party: pas tout a fait ce qu'on avait imaginé, mais la presence de Reggie Stepper et Lone Ranger élevait le niveau. Un peu trop dancehall mais pas mal pour lancer la soirée.
Mercury Rev: Vu seulement une vingtaine de minutes, sur la même scène (extérieure) que d'habitude, au même moment que d'habitude (début de nuit), celui où la pluie et le vent s'en mêle et donne bizarrement un charme supplémentaire, l'impression de vivre un moment subtilement apocalyptique. Pas le temps de trop traîner (après tout c'était déjà la 5e fois que je les voit), il faut absolument retrouver tout le monde au premier rang du prochain concert:
Animal Collective: un belle claque, 1h30 de sons impalpables et de rythmiques alambiquées. Il est à peu près impossible de raconter un concert pareil, il faut le vivre... Beaucoup n'ont rien compris, mais c'est qu'il n'y avait rien à comprendre. Juste vivre.
Fuck Buttons: Après Animal Collective, et 30 minutes d'attente extatique, j'avais peur d'avoir du mal à conserver mon enthousiasme pour les drones du meilleur groupe du monde, que nenni. Le son n'était pas franchement à la hauteur mais écouter le nouvel extrait du prochain album (edit de 3 minutes sur 10 dispo plus bas), ca n'a pas de prix. Et je crois pouvoir dire que j'ai entr'aperçu l'Eden entre minuit et 3h, ce Vendredi, sous le Chapiteau du Club-Circuit.
Ensuite il y a bien eu Richard Devine qui continuait à fracasser les cerveaux avec son éléctro expérimentale, mais plus rien n'était et ne sera jamais vraiment pareil ...


Fuck Buttons - Surf Solar
[extrait de l'album à venir Tarot Sport]

Who Made Who - Keep Me In My Plane
[extrait de l'album The Plot]

Mercury Rev - Black Forest
[extrait de l'album The Secret Migration]

Animal Collective - Winter's Love
[extrait de l'album Sung Tongs]

vendredi 14 août 2009

Dour Festival fausse review Vendredi


VENDREDI:

What's Up: Fascinant ! L'exemple même de pourquoi le math rock peut aussi bien être fantastique que ridicule... Pas en place, pas original. Je ne piperai mot sur Walls Of Jericho alors passons à la suite si vous le voulez bien.
WhoMadeWho: grand moment, concert jubilatoire, le pétillant trio ne tiens pas en place, ils font les cons et partagent vraiment leur énergie et leur bonne humeur. Captivant jusqu'à la fin.
Studio One Rub A Dub Party: pas tout a fait ce qu'on avait imaginé, mais la presence de Reggie Stepper et Lone Ranger élevait le niveau. Un peu trop dancehall mais pas mal pour lancer la soirée.
Mercury Rev: Vu seulement une vingtaine de minutes, sur la même scène (extérieure) que d'habitude, au même moment que d'habitude (début de nuit), celui ou la pluie et le vent s'en mele et donne bizarrement un charme supplémentaire, l'impression de vivre un moment subtilement apocalyptique. Pas le temps de trop traîner (après tout c'était déjà la 5e fois que je es voit), il faut absolument retrouver tout le monde au premier rang du prochain concert:
Animal Collective: un belle claque, 1h30 de sons impalpables et de rythmiques alambiquées. Il est à peu près impossible de raconter un concert pareil, il faut le vivre... Beaucoup n'ont rien compris, mais c'est qu'il n'y avait rien à comprendre. Juste vivre.
Fuck Buttons: Après Animal Collective, et 30 minutes d'attente extatique, j'avais peur d'avoir du mal à conserver mon enthousiasme pour les drones du meilleur groupe du monde, que nenni. Le son n'était pas franchement à la hauteur mais écouter le nouvel extrait du prochain abum (edit de 3 minutes sur 10 dispo plus bas), ca n'a pas de prix. Et je crois pouvoir dire que j'ai entr'aperçu l'Eden entre minuit et 3h, ce Vendredi, sous le Chapiteau du Club-Circuit.
Ensuite il y a bien eu Richard Devine qui continuait à fracasser les cerveaux avec son electro expérimentale, mais plus rien n'était et ne sera jamais vraiment pareil ...


Fuck Buttons - Surf Solar
[extrait de l'album à venir Tarot Sport]

Who Made Who - Keep Me In My Plane
[extrait de l'album The Plot]

Mercury Rev - Black Forest
[extrait de l'album The Secret Migration]

Animal Collective - Winter's Love
[extrait de l'album Sung Tongs]

(titres retirés sur demande)

jeudi 13 août 2009

Dour Festival fausse review Jeudi



Mettons les choses au point, cette année pour une fois pas de review de Dour, trop contraignant...
Simplement une description superficiel, un peu bâclée et deux trois adjectifs. Car de toute manière, la façon se vivre un festival et ses concerts, à fortiori celui là, est propre à chacun. Et puis le CSA interdit de dire bien trop de choses ...

Dour donc, le festival de la plaine de la machine à feu, deuxième meilleure programmation d'Europe (The best one étant Primavera, les festivals anglais ne comptent pas puisqu'on y voit rien à plus d'un titre). C'est toujours amusant de voir les belges surpris d'apprendre qu'on viens de Paris, et qu'on viens de nous même, parce que la musique est meilleure qu'ailleurs. Eux ils ont tellement l'habitude de la bonne musique qu'ils ne se rendent plus trop compte.
Bref, cette année j'ai loupé beaucoup de groupes, Deerhoof, Rolo Tomassi, I Like Trains, Zone ibre, ...Trail Of Dead, Amazing Baby, Experimental Tropic Blues Band et bien d'autres, mais cela a permis d'être plus frais pendant les autres concerts.
Retour donc en quelques mots sur les différents groupes vus du 16 au 19 Juillet 2009.

JEUDI:

The Aggrolites: du Dirty Reggae blanc ... Sainte mère de dieu me dis-je, qu'est ce que je fou là!
Joe Gideons & The Sharks: ça commence quand Asteroid Galaxy Tour dit ? Quelle heure il est ? on y va ?
The Asteroid Galaxy Tour: la vraie ouverture du festival, de la pop rock délicieuse qui fond sous la langue, on fond aussi pour la chanteuse et sa petite voix qu'elle pousse régulièrement dans des aigues très félins... mmmhhh
Jim Jones Revue: En général je suis toujours conquis par un peu de Rockabilly, mais là, leur son est tout simplement misérable.
Tryo: Ça démarre plutôt pas mal, mais les shows ou chaque blague et chaque impro est calculé, ça fait chier. Les amours de jeunesses sont mieux en photo.
On va plutôt voir TC, d'après mes souvenirs, c'est à peu près là que commence là teuf, de la grosse drum bien vulgaire comme on l'aime et des MC's qui ont pas peur, on se rêve vite fait dans une party british un peu déjantée. Le temps d'aprecier un peu Chase & Status et il est temps de téléporter vers Santigold. J'ai eu beau essayer de lancer un mouvement de foule comme dans cette mythique vidéo (à regarder jusqu'au bout), rien n'y a fait. Mon coté élitiste empêche un peu d'apprécier le début du show qui ressemble trop à du playback, et surtout éclipsé par sa tenue de scène ridicule, plus proche du costume du méchant Cell dans Dragon Ball Z que de l'artiste mondiale qu'elle se réclame. M'enfin les tubes sont quand même là, et je crois être resté tout le concert. Un bon moment quand même et le show le plus mainstream du festival finalement. (Non je n'ai pas vu les Pet Shop Boys ....)
Ensuite il s'est passé un truc étrange, je voulais aller voir Daniel Haaksman pour prendre ma dose de booty funky diplo rio funk tropical house, ou quelque chose comme ça, mais mes jambes m'ont fait amener la meute (jouant souvent le rôle de guide touristique, pour festivalier ne connaissant pas la prog) sur la mauvaise scène, je m'en suis rendu compte à peu près à la fin du concert ...qu'importe, c'était Mathiew Herbert, et c'était grandiose, hypnotique, tout était parfait, infini. Le chapiteau se transformait en voute céleste, les images en sons et inversement. Le premier Très beau moment.
On va quand même voir la fin de Daniel Haaksman histoire de, et bien le destin a été sympa car c'était atroce.
Ensuite mon dernier vrai souvenir est d'avoir pris peur en voyant Deadmau5, de loin j'ai cru qu'il s'agissait de siamois qui mixaient, en fait le dj avait simplement des énormes oreilles de mickey sur la tête. Ouf, on peut commencer à perdre le contrôle tranquille. J'étais déjà à moitié sur de pas apprécier outre mesure, un son trop filtré, trop à la mode, en fait j'étais quasi sur de partir après son fameux remix de harder better faster stronger, mais je crois être resté un bon moment à me perdre moi et ma tronche, avant d'aller voir le chouchou de ses dames Steve Aoki qui enchaînait des trucs un peu cheesy mais bon de toute façon pour être honnête difficile de se souvenir grand chose ...
Je rentre éberlué direction le camping, où je ne trouverai pas le sommeil avant les environs de 9h et des boules quies, la faute à un campement un peu agité ...

Voilà déjà deux jours qu'on est comme des coqs en pattes, et les bons concerts ne commencent que le lendemain ...


Holden - Fantomatisme mon esprit


Holden pour moi c'est avant tout une madeleine de Proust. La chanson C'est plus pareil: découverte à l'époque sur une compilation Inrocks avec des monsieur et des madames tout nus dessus. Le genre de chanson qui laisse une marque indélébile sans qu'on ai besoin de l'écouter régulièrement. Une de celles qu'on chantonne pour nous même tout au long des saisons.
C'était en 2002, avec Pedrolira, leur deuxième album. Depuis il y a eu l'excellent Chevrotine et ses titres merveilleux comme Sur le pavé ou Ce que je suis. Envoûtant, c'est le seul adjectif qui me viens pour décrire le groupe. La combinaison des instrus rêveuses et des textes poétiques de la chanteuse donne un résultat unique. Attention quand je dit poétique, il ne s'agit pas de faire rimer nouille avec couille, mais d'emmener en voyage à travers les mots.
Depuis quelque semaines est sorti leur nouveau disque: Fantomatisme. Le fond ne change pas, mais la forme un peu. Les morceaux dégagent toujours une poésie brumeuse, nonchalants et sensuels, mais ils sont maintenant renforcé de quelques sonorités plus électroniques, plus exotiques et aventureuses. Les thèmes abordés sont classiques mais la façon d'en parler est unique. Bref le résultat est à la hauteur même si il faut un certain temps d'adaptation. Holden n'est pas vraiment un groupe qui s'aime à la première écoute. On verra avec le temps s'il procure les même effets que les premiers. Mais je n'en doute pas.
En concert le 29 Septembre aux trois baudets.

mercredi 12 août 2009

Club Folamour au Point Ephémère


Super! lance une soirée mensuelle au point éphémère, on se souvient de cette agence surtout pour avoir organiser un petit festival de très bonne qualité avec notamment une soirée réunissant Telepathe, Fuck Buttons et Crystal Castles et ce, avant le déluge. Performance.
Qu'est ce qui pourrait bien nous amener à trimbaler nos basket dans les water closet de cette soirée mensuelle quand nous sommes harcelés de propositions indécentes ? Et bien la cohérence et la "pointitude" du la prog, constituée de 3 groupes et Nelson (qu'on ne présente plus) en dj résidents.
Venons en aux faits, ça commence le Mardi 8 Octobre à 19h30 et les trois groupes présents pour la première sont:

Kumisolo, pas vu pas pris.

Girls, qui sortent leur premier album chez Pias le 21 Septembre. Je suis bien content qu'il soit là car ca fait des mois et des mois que je voulais poster une de leur chanson sans avoir d'esxcuses. Classée 100e du dernier top Pitchfork, mais première dans nos cœurs. La chanson de fin de mois d'Aout par excellence, Ladies & Gentlemen, Girls:

Girls - Hellhole Ratrace
[extrait d'on ne sait où ...]


enfin Yacht ... J'avais tellement craché sur son premier disque que je devrai succomber à celui ci. Maintenant que sa musique et ce qu'elle représente s'est imposé comme dominante. Sortie le 31 Aout chez DFA - Cooperative Music .

jeudi 6 août 2009

The Raveonettes de retour


Il va falloir avoir les reins solides car la rentrée musicale va être être particulièrement riche, une flopée de bons groupes sortent un nouvel album. Parmis eux, The Raveonettes et In And Out Of Control, dont voici le premier extrait Suicide. Ca a l'air plus "léger" que d'habitude mais comme ils n'ont jamais raté un disque, je crois qu'on peut leur faire confiance.

The Raveonettes - Suicide
[extrait de l'album In And Out Of Control sortie le 06 Octobre]

mardi 4 août 2009

Journée afrobeat Demain


Attention chaud devant ! Vous avez ratez les deux premiers week end du festival Fnac Indétendance ? Pas de problème, dès demain sera réunie la crème de la crème puisque Damon Albarn et son collectif Africa Express nous embarque pour six heures de jam sessions, géante (enfin c'est c'qu'on lit dans l'press book). Que dire si ce n'est qu'il est inimaginable de rater leur première sortie en France. Ca va festoyer sur du bon afro-beat. Pour l'occasion ils seront pas tous seuls puisque Amadou et Mariam viendront donner de la joie, Housse de Racket un peu de rien, et Jamie T un peu de tout, du folk du hip hop du reggae, de quoi confirmer ou pas tout le bien qu'il inspire depuis son premier album Panic Prevention. Tout ça, c'est demain de 16 h à minuit sur le parvis de l'Hotel de Ville, et Vendredi, au même endroit: Fujiya & Miyagi. Mais ce n'est pas tout, le samedi 15 une belle soirée nous attend aussi, mais on en reparlera. Au fait, tout ceci est gratuit !

Jamie T - Sticks & Stones
[extrait de l'Ep Sticks N Stones]

Fujiya Miyagi - Uh
[extrait de l'album Light Bulbs]


Edit: seront présents : Damon Albarn, Amadou et Mariam, Rachid Taha, Tony Allen, The Magic Numbers, Rohff, Vieux Farka Touré, Oumou Sangare, Jamie T. Ebony Bones, Souad Massi, Konono No 1, Mongrel, Bashy, The Hypnotic Brass Ensemble. Rien que ça !