jeudi 31 janvier 2008

The Shins - Wincing The Night Away



Une fois de plus, la description est reservée au Top 10. Car ce disque le mérite plus qu'une dizaine de lignes...



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mercredi 30 janvier 2008

Seabear - The Ghost That Carried Us Away




Seabear - The Ghost That Carried Us Away (Morr Music)

Une petite douceur, signée chez l'excellent label Morr Music. Seabear joue dans la charmante catégorie de pop de chambre, avec des chansons de poche. Ce n'est pas péjoratif, mais on sent immédiatement un sentiment de proximité, d'intimité même à l'écoute des douze titres de cet album délicat de bout en bout. On pourrait faire des comparaisons hasardeuses; Sufjan Stevens, Devotchka, Shins, St Vincent, Badly Drawn Boy ou que sais-je encore. Mais on ne fera pas de comparaison...
Ils viennent d'Icelande et ont bien choisi leur nom, en effet cette année pour que son groupe marche, il fallait porter un nom en Bear ou en Pony. C'est comme ça. On appréciera donc la délicatesse des arrangements violons guitare piano, qui tout en faisant dans le Lo-fi sont absolument juste, et absolument magnifique. Un belle découverte venant tout droit du blog The Man Of Rennes Steals Our Hearts que je remercie donc au passage. Comme quoi sur un malentendu ça peut marcher.


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The Raveonettes - Lust Lust Lust



The Raveonettes - Lust Lust Lust (Fierce Panda)

The Raveonettes c'est plus qu'un duo danois sexy qui joue du vintage et dont on est tombé complétement amoureux de la chanteuse. The Raveonettes c'est aussi cet amour immoderé pour les sons de guitares reverberés à l'outrance, mais avec un son très particulier, qui fait bien sur encore souvent penser à Jesus & Mary Chain. Mais mine de rien le groupe évolue petit à petit. On découvre ici des facettes qu'on ne leur conaissait pas encore, noyé dans l'ocean de classe qui les caracterise toujours, et la recherche d'un mur du son qui fait vraiment penser à Phil Spector. C'est formidable un groupe de 2007 qui sort un album aussi imprenié des fifties. J'avais beaucoup apprecié le dernier (Pretty In Black) mais comparé à celui là, il était assez pale, et trop doux. Ici on retourne au racines. Comme le dit Jean-Vic Chapuis; Ce nouvel album rêve le rock'n'roll et ses codes en cuir et néons à travers un mirroir déformant. C'est l'image et le son du rock qu'on aime, définitivement tourné vers l'amérique intemporelle plutôt que la perfide albion perissable.

The Raveonettes - Dead Sound

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Seabear - The Ghost That Carried Us Away

Seabear - The Ghost That Carried Us Away (Morr Music)

Une petite douceur, signée chez l'excellent label Morr Music. Seabear joue dans la charmante catégorie de pop de chambre, avec des chansons de poche. Ce n'est pas péjoratif, mais on sent immédiatement un sentiment de proximité, d'intimité même à l'écoute des douze titres de cet album délicat de bout en bout. On pourrait faire des comparaisons hasardeuses; Sufjan Stevens, Devotchka, Shins, St Vincent, Badly Drawn Boy ou que sais-je encore. Mais on ne fera pas de comparaison...
Ils viennent d'Icelande et ont bien choisi leur nom, en effet cette année pour que son groupe marche, il fallait porter un nom en Bear ou en Pony. C'est comme ça. On appréciera donc la délicatesse des arrangements violons guitare piano, qui tout en faisant dans le Lo-fi sont absolument juste, et absolument magnifique. Un belle découverte donc venant tout droit du blog The Man Of Rennes Steals Our Hearts que je remercie donc au passage. Même si ca partait d'un malentendu...;)


Seabear - Cat Piano
[retiré sur demande]
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Radical Face - Ghost

Radical Face - Ghost (Morr Music)

Quel disque ! Quelle pureté ! Je pourrais faire exactement le même post que pour Panda Bear, cet album est un rêve. Mais je garde ma salive virtuelle pour en parler dans le Top10.

(à dévorer sans parcimonie)

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mardi 29 janvier 2008

The Rakes - Ten New Messages

The Rakes - Ten New Messages (V2)

Mouais, pas franchement fameux tout ça. Subtil mais un peu redondant...
Voilà un titre rempli d cynisme bien anglais qui fait qu'on les aime.


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Radiohead - In Rainbows

Radiohead - In Rainbows (Xl)

Ouais bon, Radiohead chacun a son avis dessus, et sur cet album d'autant plus. Le mien ? "Ouais bof, ca sonne comme du Radiohead qui s'écoute jouer du Radiohead, et pour ce qui est de sa mise en ligne et tout.... merde!"


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Ps: La rétro 2007 touche à sa fin, plus qu'une quinzaine d'albums.... Ouf!

Queen Of The Stone Age - Era Vulgaris

Queen Of The Stone Age - Era Vulgaris (Interscope)

Les reines de l'age de pierre sont de retour, et ils sont pas content ! Je ne suis pas un adepte du stoner à la base, mais je fais une exception pour ce groupe, car quand c'est joué avec tant de classe et d'intégrité c'est dur de resister. Enorme en live bien sur comme toujours, je ne sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression que c'est l'un des seul groupe de ce mouvement qui essaie de tirer les autres vers le haut....
Une décharge electrique.


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Pop Levi - The Return To Form Black Magick Party


"On vous l'a sans doute déjà dit mais Pop Levi est pour beaucoup LE grand espoir de ce début d'année. Est-ce que sa dernière performance aux dernières Transmusicales y est pour quelque chose ? En tout cas son ep introductif, Blue Honey, l'avait déjà fait remarquer en en faisant saliver quelques-uns. Ce Britannique, un temps passé par Ladytron et également présent au sein de Super Numeri, s'essaye à l'exercice solitaire avec la fraîcheur et l'effronterie du débutant. Pop Levi ne se prend évidemment pas au sérieux et agit comme le premier adolescent qui serait tombé fou amoureux de la cause pop et se serait mis à ingurgiter moult disques de cette musique populaire qui, dans les années 60, a profondément changé les habitudes d'écoute. Si ce disque possède une esthétique pop largement influencée par l'âge d'or du genre il finit par enterrer tous ceux qui pourraient s'en réclamer. Avec une décontraction outrageante Pop Levi montre qu'il a manifestement tout compris de ce à quoi doit ressembler une chanson bouffie de culture sixties. Finalement les autres peuvent se rhabiller, Pop Levi vient de rafler la mise.

Mais cela suffit-il pour placer Pop Levi dans le wagon de tête de ceux qui compteront dans un avenir proche ? Il est évident qu'il est un songwriter de haut niveau, un arrangeur certainement plus intelligent que la moyenne et un musicien-chanteur très séduisant mais il s'en trouvera toujours quelques sceptiques pour prédire à Pop Levi un retour sur terre dans les plus brefs délais. En fait, rien n'est moins sûr. Les expériences passées du personnage ont montré qu'il a la tête bien fixée sur les épaules et que son parcours, ainsi que ses disques, n'ont rien d'hasardeux. The Return...
Fabien sur le webzine Liability.
signe une réelle performance, n'en doutons pas. Celle d'un type qui aura souvent été à contre-courant et qui, pour cette fois, battra la concurrence à plate couture et à son propre jeu. Ce disque est une leçon de justesse et d'intelligence que peu réussiront à égaler cette année, c'est à craindre. Certes, tout reste possible mais dans l'immédiat Pop Levi est ce qui ce fera de mieux et, pour une fois, ce ne sera pas pour un disque qu'on aura choisi par défaut."
Fabien sur le webzine Liability!


Pop Levi - Sugar Assault Me

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Prinzhorn Dance School - Prinzhorn Dance School

Prinzhorn Dance School - Prinzhorn Dance School (DFA)

Prinzhorn Dance School tirent leur nom du psychiatre Hans Prinzhorn, connu pour être l'un des premiers à avoir étudié l'art brut, dit vulgairement art des fous. A l'écoute de cet album déjanté et brut de décoffrage, on se dit que ce nom est très bien choisi. En effet ce disque est très aride, se contentant du minimum, basse batterie, parfois un peu de guitare, mais jammais d'artifice ici, pas de break virtuose, que du poum tchack de haute volée. C'est dans l'épure que le groupe trouve sa force, produit par James Murphy (DFA Records). Ce qui pourrait sembler au départ une musique faite par des fous sans queue ni tête prend finalement peu à peu son sens, et les mélodies semblent presque évidentes. Car derrière l'aspect rudimentaire de la chose, cela est bien plus écoutables que certains groupes Pitchforkiens/Canadiens chiants, mais je ne citerai pas de nom. La musique de Prinzhorn Dance School est unique. Et en plus de toutes ces qualités, ils ont aussi celle d'être quasiment le seul groupe au monde a ne pas posseder d'adresse myspace....

The Ponys - Turn The Light Out




The Ponys - Turn The Light Out (Matador)

Découverts dans un bac à solde à la fnac pour 2€90, The Ponys c'est le groupe d'indie rock pur souche, pas seulement parcequ'ils sont signés chez Matador Records. Même si leurs chansons semblent venir tout droit des années 90 (age d'or de l'indé rock), on croirait à une petite machine à remonter dans le temps qui nous rappelerait pourquoi on aime cette musique.


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The Polyphonic Spree

The Polyphonic Spree - The Fragile Army (TVT)

Heuresement qu'ils sont là des fois... Les Polyphonic Spree donc, que celui qui ne connait pas vienne prendre ses coups de fouet avant d'aller écouter le premier disque. Alors heuresement qu'ils sont là pour nous donner la pêche quand il le faut, mais cela dit, c'est plus ce que c'était. Pas que les disques soient devenus nuls ou quoi, peut être que c'est juste le vent de faicheur surpuissant (et la surprise de voir 30 musiciens en toge sur scène...) qui officiait sur le premier disque (et dans une moindre mesure le deuxieme) est un peu retomber. Dailleur j'avais préféré le Wait Ep sortit en 2006. Là pour être honnête, on a beaucoup moins écouté ce disque que les autres, mais on sait qu'il est là, qu'il sera toujours là au cas ou, comme une oreille compréhensive qui est toujours prêt à écouter nos jérémiades...
Une petite dose de bonheur instantanné sous plastique.


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Plasticines - Lp1

Plasticines - Lp1 (Virgin)

Pourquoi afficher Les Plasticines dans la rétro 2007, alors que l'on a déjà dû écarter des vrais bons groupes par manque de temps ? Et bien il n'y a pas de raison, peut être a cause de leur gueule, parcequ'elles sont pires que les Naast, et en même temps bien meilleures, car assumées. Elles jouent mal de la guitare, mais on a vu leur tout premier concert (dans un bar piteux avec les minables Brats). Parceque ELLES ont reussi à convaincre un public, à charmer (faut dire qu'il y a des arguments), et ce même au dela des frontières. Puisqu'elles connaissent un succès aux états-unis, qui comprennent quand même le sens des paroles...
Et puis parcequ'elles sont interessantes, elles font réflechir sur les préjugés (on deteste les naasts, jalousie? Alors que les Plasticines nous font gentillement rigoler...) et sur la prétention typiquement française qu'il faut avoir quelque chose à dire de viscéralement interessant quand on fait de la musique, même dans le rock ...
J'ai déjà proposé ici l'hilarant (au millième degré) Zazie fait de la bicyclette... Alors voilà un titre en anglais pour faire passer la pillule.


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Pj Harvey - White Chalk

Pj Harvey - White Chalk (Island)

La divine Polly Jean seule, au piano. On n'attendait pas ça d'elle, plutôt du rock bien rêche comme on l'aime. C'est étrange, mais finalement très beau. Même si on a du coup moins envie d'aller la voir en concert (cette robe.... à Rock En Seine... mythique). Et puis déjà il faut avoir envie d'écouter des chansons au piano, plus envie d'écouter Pj en même temps, c'est pas évident.Voilà cependant un disque qui prend de plus en plus son ampleur, son envol, avec le temps.

lundi 28 janvier 2008

Panda Bear - Person Pitch


La grande oeuvre de l'échappé d'Animal Collective. On plonge en apnée dans l'atlantide. Un ocean reverberé qui sonne comme un coeur qui bat. Une sorte de Mulholland Drive musical, un rêve. Grandiose.
(Je suis partit sans mon chapeau en parle bien)



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Les Ogres De Barback - Du Simple Au Néant

Les Ogres de Barback - Du Simple Au Néant (Irfan)

Kézako ? Un groupe de chanson française dans la rétro 2007 ? Et bien oui, mais pas n'importe lesquels. Au contraire des Têtes Raides, Les Ogres De Barback est le groupe de chanson/rock française qui a reussi à continuer à nous captiver au fil des albums. Attention, ici on ne navigue pas dans les eaux nauséabondes de nombre de groupes français alternatif/festif. On ne citera pas de nom pour être sympa mais je pense que tout le monde en a quelques uns en tête....
Les Ogres donc, 2 frères et leur 2 soeurs (jumelles) dans le même groupe, ils nous abreuvent de bons disques depuis 1997 avec Rue Du Temps. Grâce à leurs chansons douce/amère, ils ont toujours été mes chouchous, naviguant entre la chanson de marin, tsigane, des balkans, flamenco, musette, valse et leur style bien particulier composé de ballades et de titres plus rock... Un grand mélange donc, mais admirable, car chaque titre a sa personnalité, on peut l'écouter respectueusement, ou en tomber follement amoureux, et le laisser nous accompagner tout au long de notre vie, comme une béquille, une profession de foi qui nous fait croire en la musique. Parfois quand je suis dans une crise de musicalité (trop de musiques écoutées en trop grosse quatité = indigestion) je me tourne vers un de leur disque, et j'y trouve réconfort, joie, tristesse, en tout cas une émotion particulière à chaque coin de disque, qui me redonner.... la foi.
Ca parle de choses vécues par tous, de sentiments universels, de la vie quoi. Et des groupes qui parlent de la vie, j'en connais pas tant que ça... Simple est beau:

Of Montreal - Hissing Fauna, Are You The Destroyer

Of Montreal - Hissing Fauna, Are You The Destroyer ? (Polyvinyl)

L'ovni de l'année! Une petite merveille sortit au printemps et qui a complétement ébloui nombreuses de nos mornes journées. Derrière cette superbe pochette aux bords rabatables se cache une collection de chansons définitivement libres. Tellement libres qu'il a fallu un moment pour les aborder, et puis d'un coup: le flash. La fulgurance. Ce disque est un chef d'oeuvre, un chef d'oeuvre éclaté certes, mais on tiens là enfin un objet dont on peut être fier de dire qu'il est sortit en 2007, et qu'il n'aurait pu en être autrement. Sortit tout droit du cerveau allumé de Kevin Barnes, qui, après une période de rupture douloureuse, a mis toutes ses colères, rages, folies dans ce disque, comme un merveuilleux exutoire. Liberté totale donc, mais pas que, en effet ce qui épate tout a long de cet opus, c'est la beauté précise des mélodies, des rythmes et des harmonies, qui semblent être mixées (au sens propre comme au figuré) comme jammais on l'a osé auparavant. Si bien qu'on a l'impression de se retrouver devant une cathédrale à la Pet Sounds des Beach Boys. Quelque chose de gigantesque, et .... un peu indigeste aussi à force. Car on le sait pourtant, mais trop de sucre nuit à la santé, voilà pourquoi j'ai moins écouté Hissing Fauna... en deuxieme partie d'année, mais au moment de le réécouter pour ce post, je suis quand même ravi par la beauté infinie de ce pur élant artistique au sens le plus noble du therme. Au moment ou j'écris ces lignes, Kevin chante en boucle Come On Chemicals !.... Preuve si besoin est qu'il y a tout dans ce disque. Une bel oeuvre qui n'est pas prêt de nous quitter, tellement complète qu'on peut être sur qu'elle restera dans les anales et qu'on en reparlera dans dix ans. De l'ambiance de Cato as A Pun à la basse funk irrestistible de Gronlandic Edit (et de ses choeurs géniaux bien sur) jusqu'au morceau de bravoure qu'est The Past Is A Grotesque Animal, on est subjugué de bout en bout, trop content d'avoir découvert un groupe à la hauteur de nos obsessions tordues.



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New Young Pony Club - Fantastic Playroom

New Young Pony Club - Fantastic Playroom (Island)

Après le véritable coupe de foudre qu'était Descend il y a deux ans (single impable qui figura ensuite sur le Ice Cream Ep) j'attendais beaucoup des NYPC, peut être un peu trop. Car si la formule marche a merveille, elle s'essoufle sur la longueur d'un album. Trop lent pour cartonner sur les dancefloor, et trop groovy pour ravir les amateurs de rock. C'était un peu le pari au début, mixer les influences, les genres, dans un joli foutoire a la fois mélodique, captivant et surtout: dansant. En fait c'est surtout les remixs qui font danser, signe quand même que les originaux sont de bases très solides. En effet chaque chanson est très bonne et on prend un grand grand plaisir à remuer gentillement sur ces rythmes parfaitement maitrisé. Semi-deception donc, car derrière la deception, il y a quand même un vrai enthousiasme derrière ce groupe, qui sonne (à l'instar d'une petite poignée d'autres déjà évoqués ici) très moderne... A suivre.
Voilà un titre sublime qui évoque les differentes facettes du groupe:


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The National - Boxer



On l'a attendu comme le messie cet album. A la lumière d'une passion démesurée pour Alligator, de quelques concerts inouïes et des deux videos bouleversantes mis en ligne avant la sortie du disque sur la blogotheque, la première écoute fût forcement déroutante passé l'introduction dantesque qu'est Fake Empire. C'est que, après une telle intro, comment suivre sur la longueur d'un long format? On ne sait trop comment, mais ils semblent avoir reussi, sans pour autant retrouver la sensation impalpable de Alligator, il se passe quand même quelque chose sur ce disque. Quelque chose de trop complexe et trop intime pour être expliqué. D'autant que ce disque figurant dans mon top 5 perso de l'année (et donc Top 10...), j'en garde un peu sous le coude pour leur article à venir.


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Naast - Antichambre


La blague de l'année. C'est ce que beaucoup de gens ont du se dire si ils n'avaient pas suivi le lobbing incessant de RocknFolk au sujet des petits parisiens qui jouent du rock et sont bien habillés. Un lobbing qui aurait été condamné même pas le comité d'attribution des jeux olympiques lui même. En tout cas le çà a fonctionné.... pour les faire signer sur un major. Mais malgrès les coûts de promo faramineux (on les a vu partout pendant un moment), le groupe a tout l'air d'être un flop total au yeux du public, qui ne se sont pas retrouvés dans ces bourgeois pubaires et pretentieux qui s'habillent comme les idoles de leurs parents bien placés, et de Philippe Manoeuvre. On a bien vomi sur eux pendant un temps, mais ils ont déjà fait leur temps. On peut donc se reconcentrer sur la bonne musique du du nouveau millenaire qui voit déjà sa première décénie prendre fin....
On s'écoute quand même une bonne chanson de leur part (mieux que tu te trompes en tout cas! La chanson qui a reussit à tuer le groupe aux oreilles des amateurs de musique avant même que leur album soit sortit)

jeudi 24 janvier 2008

Moriarty - Jimmy

Moriarty - video "Jimmy"
Vidéo envoyée par naiverecords

Ne pas la regarder en grand écran, dailymotion lague...

Moriarty - Gee Whiz But This It A Lonesome Town



Ils ont déjà été évoqué ici. Moriarty est un groupe de country-folk assez spécial. En live, ça tourne souvent autour d'un seul micro, les musiciens faisant la balance eux même, en se rapprochant ou s'éloignant du micro. J'ai commencé à écouter (et faire la pub un peu partout) parcequ'ils ont choisit LE GROUPUSQULE pour faire leur premier clip, Jimmy, et qu'il est plutôt reussi, même si le prochain (pour les Girls In Hawai) sera beaucoup mieux. Oui c'est du copinage, mais quand ses meilleurs amis réalisent un clip, et qu'on a un blog musical, ca serait idiot de ne pas leur faire de la pub. Doucement, incidieusement, cette chanson s'est infiltrée dans mes veines, tout d'abord passée trois fois par jour sur Nova, elle est depuis devenue beaucoup plus diffusée, et je l'ai même entendu sur Oui Fm. Une bonne chose pour le groupe donc, et pour Le Groupusqule, dont je vous invite à aller visiter le site. Naviguant dans un univers onirique, j'ai la chair de poule à chaque fois que j'écoute cet harmonica laisser raisonner son petit riff, et ce buffaloes used to say, une petite merveille que ce refrain. Ce titre ne restera peut être pas dans les annales, mais il restera pour moi (et mes amis) spécial, eternel. On a pas finit de le chanter durant les belles soirées d'été...




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Money Mark - Brand New Tomorrow

Money Mark - Brand New Tomorrow (Universe - Brushfire)

De Mai à Septembre, j'ai passé mon temps à divager et chercher les chansons pop parfaites pour un farniente de premier choix, un condensé se trouve dans la rubrique Summer Song. Ce disque a été mon album de l'été sans aucun doute. Il réunit a peu près tous les ingrédients qui font une bonne chanson de l'été: profiter du soleil et des vacances si il y a, ou donner envie, et mettre dans l'ambiance de profiter des vacances et du soleil, qu'il y en ai ou non. Pour ça il faut quelque chose de léger, mais aussi de profond. Quelque chose qui s'écoute en boucle mais sans lasser. C'est un milliard de petits facteurs qui font qu'on a envie de l'écouter toute la journée, et de le faire écouter à tout le monde. En tout cas ca donne envie de profiter, ou de faire un milliard de choses, là tout de suite, parceque ce titre a un pouvoir magique.
Money Mark est le clavieriste des Beastie Boys, et nous sert un mix de pop, rock, funk blanc, soul, et d'un milliard de petits idées géniales. Quand je commence à l'écouter, je ne peux m'empêcher de me farcir ces trois chansons à la suite, et en boucle si possible. 3 joyaux, qui sont toutes dans mon top 10 de l'année.


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Modeselektor - Happy Birthday

Modeselektor - Happy Birthday (BPitch Control - Pias)

Retour des enfants terribles de l'éléctronique allemande, avec la même formule:
-Breakbeat surboosté, survitaminné, surexcités....
-Featurings de qualité: Thom Yorke, TTC, Maximo Park, Otto Von Schirach et d'autres.
Le resultat est comme d'habitude: énorme sur certains titres, et moins sur d'autres plus dispensables, à moins que ce soit notre attention qui chute, déboussollée par une attaque sonore en règle. Toujours aussi efficace, cet opus rempli parfaitement la mission qu'on lui attribue au moment d'appuyer sur play; nous en filer pour notre argent. Et pas de doute on en prend pour notre matricule, à écouter sur une sono surpuissante évidemment. Le meilleur titre (en tout cas celui qu'on se repasse le plus souvent) est encore une fois celui avec TTC, même s'il tombe dans le 2000e degré.



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The Marzipan Man - Stories


Voilà un des secret les mieux gardé de l'année. The Marzipan Man est un petit groupe londonien, signé sur un label espagnol, et c'est d'une beauté renversante. Fragile, subtile, attendrissant, tous les adjectifs usuels de la petite découverte pop délicae qui fait craquer illico pourrait être ici utilisé, tant ce groupe gagne à être connu. On va les suivre de près car ils ont touché quelque chose de magique sur certains titres, les quatre premières chansons sont fabuleuses ...Vous pouvez acheter leur album sur leur Myspace.


mercredi 23 janvier 2008

Mark Ronson - Version


Qu'on le veuille ou non, Mark Ronson s'est impos comme un des producteurs les plus en vue de ces dernière année. La faute à un talen certain, il a par exemple produit les 5 meilleurs morceaux du dernier Amy Winehouse, du Lilly Allen ou encore du Rhymefest. Et cet année il a débarqué avec cet album de reprises osée. D'abord très sceptique, il a fallu se rendre à l'évidence, ce disque, à défaut d'être un chef d'oeuvre, est extremement symptomatique de la musique d'aujourd'hui, de la musique plaisante à écoutée, commerciale, mais avec ce petit truc, ces petites idées originales, ces détails qui font de grandes chansons. On peut le comparer à un Phil Spector du 21e siècle, pas dans les idées de génie, la constante recherche d'un mur du son, ni dans la chute vertigineuse, mais plutôt dans sa façon de tirer les artistes vers le haut, et nous faire fondre, sans qu'on ai donné notre accord pour au départ. Il suffit de voir ce qu'il a fait de Toxic de Britney... c'est tout simplement génial, l'une des meilleures reprise entendue cette année. Sur ce disque donc, on a du très bon ( Oh My God feat Lilly Allen, Valerie feat Amy Winehouse, Just feat Phantom Planet, L.S.F feat Kasabian) et du moins bon (le reste en fait...). Alors ces titres ne transcandent pas les originaux, ils se contentent de leur donner une tourche easy listenning morderne, et quand il s'agit de titres qu'on aime au départ (pas toujours compte tenu de l'éclectisme douteux de l'ensemble), c'est imparable. Si je ne m'abuse, il a aussi produit Build Me Up de Rhymefest, qui est la meilleure reprise entendue cette année.

Manu Chao - La Radiolina


Retour de Manu Chao avec un bon album sous le bras, très énergique. Soyons clair: un été c'est bien, un été avec un nouveau disque de Manu Chao c'est toujours mieux. C'est absurde mais c'est comme ça!

Little Barrie - Stand Your Ground

Little Barrie - Stand Your Ground (Genuine)

Little Barrie, c'est l'exemple type du groupe irrésistible qui, si l'on lui donnait l'occasion, pourrait conquerir les radios Fm en un rien de temps. Avec leur rock et ses guitares hyper funkisantes, tout en restant loin des sentiers battus du genre (quoi de plus chiant que le rock-funk?), puisqu'on distingue ici ou là de la soul ou du garage, ils distillent donc une musique reconaissable entre mille, un condensé de ce que la pop a de meilleur. Mani le guitariste a participé à la dernière tournée de Primal Scream, c'est lui qui donnait cette classe imparable au dernier disque (Riot City Blues) du groupe. On qualifie souvent le groupe de Vintage, car ils reprennent un peu le meilleur de ce que la musique a donné entre les années 65 et 75. Les morceaux pourrait très bien être des raretés d'une compilation obscure, et on leur vouerait un culte encore plus fort. Au lieu de ça il s'agit d'un groupe vivant, qu'il faut soutenir absolument. Dur de choisir un morceau en particulier car ils ont toute une personnalité très forte.


Ps: j'ai déjà parlé de ce groupe, mais depuis le changement d'hébergeur, beaucoup de groupes et de posts ont disparus, je ferais donc sûrement un session de rattrapage des trucs importants une fois la rétro 2007 terminée.

mardi 22 janvier 2008

Interlude coloré



Pierre Alechinksy


Finalement plus de disques que prévu, puisqu'il reste une bonne quarantaine de disques à présenter dans la rétro 2007.
Et pas des moindres...
Mais je suis dans les temps (et même en avance, grâce au copier/coller d'articles intreressants...) puisque la date butoire est la Saint Valentin.

Loney, Dear - Sologne

Loney, Dear - Sologne (Rebel - Differ-Ant)

"Songwriter lo-fi mais sérieusement maniaque et prolifique, Emil Svanägen, l'homme seul qui se cache derrière le nom de Loney, Dear, accumule depuis plusieurs années une discographie ébouriffante, déjà riche de quatre albums, longtemps réservés à l'artisanat local.

Cynique et arsenic rimant si glorieusement, les pisse-vinaigre et pisse-copie auront tôt fait de ricaner face à la narration extravagante, aux arrangements complexes et à l'inconscience généralisée de cette pop symphonique : on rappellera sans doute au pauvre Emil que Sufjan Stevens fait ça depuis des années et qu'il faut du toupet, voire de l'outrecuidance pour venir ainsi braconner sur ses terres. Sauf qu'Emil Svanägen a envisagé ? les dates d'écriture jouent en sa faveur ? ses chansons en toute ignorance des Michigan et Illinoise de l'Américain.

Il en partage pourtant l'élégance surannée, un don insolent pour l'écriture à tiroirs magiques et une boulimie d'ogre : il promet, sur son site, de sortir deux albums par an ? et ce, jusqu'en 2009, à l'ancienne. Car la musique de Loney, Dear remonte à un autre temps, celui d'avant le saucissonnage iTunes et la dictature sans merci du titre-île, quand on peaufinait encore des chansons qui s'enchaînaient logiquement, formant un récit, une trame, avec de patientes progressions, de subtils changements d'humeurs et de teintes. Bref, des albums.

Si le grandiose Sologne a été enregistré en 2004 mais ne sort qu'aujourd'hui en France, son merveilleux Loney, Noir, quatrième album et dernier en date, est commercialisé en même temps. Un nouvel album aux ambitions et aux charmes plus évidents, plus tape-à-l'œil, qui forme avec son prédécesseur un diptyque passionnant, à l'accoutumance redoutable. Car Emil a beau se spécialiser dans l'artisanat de chambrette, il ne sait construire que des palais.

Déception : on s'attendait à ce que Sologne soit le premier volet d'une longue série de disques dédiés à chaque région de France ? comme Sufjan Stevens est en train de composer un disque par Etat des Etats-Unis. C'était trop beau : Emil ignore tout de la Sologne, pensait que c'était un doux et mystérieux prénom féminin qu'il a un peu trop vite attribué à sa nouvelle (petite ?) amie imaginaire. Son album pourrait pourtant, à lui seul, réhabiliter à jamais Lamotte-Beuvron et transformer Romorantin-Lanthenay en lieu de pèlerinage pour romantiques mélancoliques."
Martin Cazenave, pour Lesinrocks.com
Un morceau sublime:


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Liars - Liars

Liars - Liars (Mute)

Les Liars au sommet de leur art, et quel sommet, d'ici on voit tout de haut. Mieux vaut ne pas aimer que ne pas connaître ce groupe fascinant.


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Lcd Soundsystem - Sound Of Silver

Lcd Soundsystem - Sound Of Silver (DFA)

Le voilà donc, LE disque de l'année. Haut la main. Je me souviens avoir commencé à écouter ce disque en Decembre 2006, puis 2 fois par semaine environ toute l'année, pas seulement à cause de la meilleure chanson de l'année (All My Friends bien sur, qui a été un choc instantanné), mais bien pour l'ensemble. Je ferai un post spécial l'année LCD. Avec Sound Of Silver bien sur mais aussi tous les Eps sortit cette année (North american scum, All my friends, Someone great, A bunch of stuff, 45:33 et Confuse the Marketplace). James Murphy, prochaine couverture "homme de l'année" du Times ?


Klaxons - Myth Of The Near Future


Non mais quelle horreur ! Pas seulement la pochette, mais bien la musique. Pour moi le bide de l'année, à part representer la génération fluokids, je ne vois pas ce qu'apporte ce groupe. Il y a bien Golden Skans et le remix Soulwax de Gravity's Rainbow, mais à part ça .... Incomprehension totale. Serais-je déjà devenu vieux ?

Keren Ann - Keren Ann

Keren Ann - Keren Ann (Emi)

Fidèle à elle même, Keren Ann poursuit son bonhomme de chemin, dans son coin, le succès aurait pu lui tomber dessus comme pour Feist (je ne peux m'empêcher de les rapprocher), elle se contentera d'un succès d'estime pour ce bel album, à l'image de la belle. Elle figurait déjà dans la compil summer song n°2 de cet été, mais la chanson qui suit est d'une douceur infinie, écouté 200 fois, jammais lassé, elle mérite bien de faire partie de mon top single 2007.


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Justice - †


Pas de commentaires pour ce disque, car pour être pertinant il faudrait se lancer dans une longue analyse sociologique des tenants et aboutissants de la hype. Et qu'il est facile de taper aujourd'hui sur Justice, tout en s'enthousiasmant pour le next big thing. Pour certains les règles étaient claires au départ (en tout cas pour moi c'était comme ça) : le disque d'un été.



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Just Jack - Overtones


Une des révélation de l'année que ce Just Jack, plus d'un an qu'on adorait Writer's Block et son refrain magnifique, on a donc pas été tellement surpris quand ça a commencé à marcher un peu partout (et l'entendre à la télé sans cesse !) On est ravi pour lui, même si on est passé à autre chose depuis. Just Jack est assez symbolique de cette nouvelle génération d'artistes, qui se sont affranchis des chapelles, et racontentent leur vie dans un nouveau genre de narration, terriblement moderne. On l'a souvent comparé à un Lilly Allen masculin, c'est finalement assez juste comme comparaison. La pop d'aujourd'hui.
It's just one of these glory days...


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Jens Lekman - Night Falls Over Kortedala

Jens Lekman - Night Falls Over Kortedala (Secretly Canadian)

Un bien bel artiste, mais à mon goût excessivement surmédiatisé. Genre on a pas eu de Sufjan cette année, jettons notre dévolu sur son petit frère. C'est pas dégueu pour chanter sous la douche cependant, mais i lfaudrait connaître les chansons par coeur. Je suis peut être un peu dur mais ca n'est que le reflet des critiques extremement négatives que j'ai reçu le jour où j'ai essayé de passer ce disque en société...



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Jeffrey Lexwis - 12 Crass Songs

Jeffrey Lewis - 12 Crass Songs (Rough Trade)

Jeffrey Lewis qui reprend un groupe obscur des années 80, ca ravira les fans des deux groupes, mais on préfererai un vrai album, même si c'est loin de s'agir uniquement d'un disque de reprise...

Jeffrey Lewis - Systematic Death
(sur ce morceau, on a l'impression de revenir au temp des flamboyants Moldy Peaches)

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lundi 21 janvier 2008

Japancakes - Loveless

Japancakes - Loveless (Darla)

Japancakes viennent de Athens, Georgie, et le moins qu'on puisse dire c'est qu'ils gagnent à être connus. Je ne sais presque rien sur eux, même leur site ne donnent quasiment aucune information à part le nom des membres et des videos rêveuses. Rêveuse, c'est surement le meilleur adjectif pour qualifier leur musique, qui vogue entre deux eau, se suffisant à elle même. Déjà 7 albums et on n'était toujours pas au courant de leur existence! Nappes de violon, synthé, guitares lointaines, clochettes, la musique de Japancakes est instrumentale, et elle fait penser, dans la même façon d'étirer une idée pour en donner le meilleur à Electrelane. C'est vraiment d'une beauté à couper le souffle pour peu qu'on s'y plonge pleinement, des motifs revenants régulièrement, les chansons se répondent abondament (difficile de savoir sur quelle track on se trouve). Le groupe est une énigme, à laquelle on va prendre notre temps pour la résoudre. Leur musique est à l'image de leur pochette. Téléchargé complétement au hasard, écouté d'une oreille distraite pendant longtemps, on est maintenant subjugué par la beauté fébrile des compositions, on voudrait en savoir le plus possible, acheter tous les disques, les photos, et si possible prendre son temps pour explorer les magnifiques rivages de leur musique.



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Interpol - Our Love To Admire

Interpol - Our Love To Admire (Parlophone)

J'ai jusqu'ici eu rarement l'occasion de clamer mon amour pour Interpol. Groupe le plus classe du monde quand même. Le seul qui ai participé au retour du rock (en 2001, souvenez vous, une éternité!) à guitare dont le patronyme ne commence pas par THE. Et aujourd'hui à part les Strokes, et les Coral, ils sont un peu les seuls survivants de cette vague. Il faut dire qu'ils ne jouent pas tout à fait dans la même catégorie, on a ici affaire à un rock plus mûr, moins instantané. Après deux premiers albums grandioses, tout le monde les attendaient au tournant, et cette forte attente a peu être bloqué le groupe, et surtout bloqué les auditeurs, qui à la sortie du disque ont majoritairement été déçus. On peut les comprendre, cet album s'inscrit vraiment dans la continuité des deux autres, mais avec moins de moment forts. Comme souvent avec eux, c'est aussi long en bouche, voilà pourquoi il a fallu attendre un été et un automne avant qu'il révèle vraiment toutes ses saveurs... et finalement se démarquer de ses prédécesseurs. Un album costaud d'un groupe majeur (qui a finalement mieux négocié le 3e album que les Strokes), dont on reparlera pour le Top 20.




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International Pony - Mit Dir Sind Wir Vier

International Pony - Mit Dir Sind Wir Vier (Columbia)

Bon, soyons clair, ce groupe ne mérite pas vraiment de se retrouver dans la rétro 2007 (qui bien que comprenant plus de 100 Cds, m'imposent parfois des choix délicats pour savoir si tel ou tel devrait y figurer...), pas que ce soit un mauvais album, mais plutôt que l'album se résume à deux titres, en ce qui me concerne. Deux titres totalement jouissifs, idiots et essentiels...
Certains y voient comme un proche cousin d'Hot Chip, je le prend comme une insulte. Mais ce groupe étant à la mode (il faut pour ceci avoir un Pony dans son nom quand on fait quelque chose à tendance dansante, et un Bear quand on fait de l'indie pop..., cherchez pas, c'est comme ça). Il est bien sur réducteur de réduire un groupe à deux chansons, un titre et un point de vue, mais ne fait-on pas ça pour une grand partie des groupes qui arrivent à nous.
Ps: il y a un troisième titre à sauver dans l'affaire: Sonic Gold...



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Hushpuppies - Silence Is Golden

Hushpuppies - Silence Is Golden (Diamondtraxx - Discograph)

Et revoilà les Hushpuppies, fort d'avoir été le premier groupe du renouveau rock'n'roll parisien, (vous savez, les groupes a peine crée déjà dans Rock'n'Folk...) ce qui est dailleurs drôle pour un groupe venant de Perpignan, à avoir sortit un vrai disque, et bon en plus, le groupe sort sont deuxième disque, après avoir tourné férocement depuis plusieurs années. La maitrise scènique se ressent un peu sur galette, la cohésion et l'éfficacité ayant encore augmenté. Après une ouverture remarquable (A Trip To Vienna), on rentre progressivement dans un disque solide de rock tendance garage power pop, et ici pas besoin de dire "à la francaise" car c'est tout simplement bon. Pas de quoi casser des briques ou mener une révolution, mais assez pour avoir envie de se jetter dans une foule en sueur communiant. Des titres un peu faiblards (I want my kate moss, qui ne s'appelle dailleurs pas comme ça...), mais comme le dit le diction:
Support your local scene.

Hushpuppies - Lost Organ
(morceau idéal pour garage)


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dimanche 20 janvier 2008

Hot Chip - One Pure Thought

acheter
Hot Chip - Made In The Dark (DFA - Astralweeks)

Petit cadeau du Dimanche, un nouveau morceau inédit du prochain album d'Hot Chip, que vous pouvez acheter les yeux fermés il est magnifique. A travers ce morceau de bravoure, on se represente assez bien les differentes facettes du groupe. Et sans voix vocodorisée, c'est quand même mieux...


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Hot Chip - Dj Kicks

Hot Chip - Dj Kicks (K7)

Et pour finir la semaine de Rétro 2007, quoi de mieux qu'une petit compilation de mes héros ?
Ce disque était le seul d'Hot Chip à se mettre sous la dent en 2007, avec le single My Piano. Et c'est objectivement une bonne compilation, on connaît le principe des Dj Kicks, certains artistes y ont laissé des compilations mythiques, ma préferée étant celle de Erlend Oye. Le contenu donc ? et bien un grand n'importe quoi où l'on peut découvrir les influences foutraques du groupe, les genres se mélangeant sans cesse, il n'est pas nécessaire ici d'être du meilleur goût, juste envoie du gros, et pour ça ils sont plutôt pas mauvais (plusieurs membres du groupes participes souvent à des Dj Sets, ajoutés à ça un art du remix certain et ont comprend mieux la cohésion de ce disque). Entre electro pointue (comme Gabriel Ananda, Wookie ou Dominik Eulberg) titres Pop Rock et Hip Hop ou Dance, on se laisse emporter par la bonne énergie déployée par ce mix, sans le prendre pour autre chose que ce qu'il est. Et puis une compilation qui commence ou se termine par Mess Around de Ray Charles ne peut être qu'une bonne compilation.




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Hocus Pocus - Place 54

Hocus Pocus - Place 54 (On & On Records - Universal)

Hocus Pocus donc. Il y en aurai des choses à dire sur ce groupe, un des plus pur representant du hip hop instrumental dans nos contrés. Le Hip Hop c'est bien, le Hip Hop instrumental c'est mieux, en tout cas plus facile à l'écoute, dans la musique d'Hocus Pocus, on retrouve beaucoup de genre se carrambollant dans la bonne humeur, du jazz, de la soul, du n'importe quoi, ca fait plaisir de voir un tel eclectisme, qui ne semble pas forcé mais évident. Découverts l'année dernière avec la réédition de leur disque (73 touches) et ses titres phare comme Hip Hop, Feel Good ou Comment on faisait, ca ressemblait à du rap pas prise de tête, avec des bonnes intrus et des textes engagés mais surtout au deuxième degré (que ce soit de lecture ou d'humour), du rap pour bourgeois en fait. Peut être, car il est vrai que si ils sont par certains très décriés (les textes parfois donneurs de leçon du chanteur) ils sont aussi largement acclamé, et à juste titre je trouve. Car on en connait pas beaucoup des groupes français comme ça, qui soigne les textes, les arrangements, et la cohésion de l'ensemble du morceau avec soin, un peu d'easy listenning ne fait pas de mal. Et même si en live c'est pas forcement transcendant, il y a toujours un morceau qui nous accompagne pendant quelques semaines, avant de passer au suivant. Au début j'ai été un peu déçu de se nouveau disque, dénoncant sans cesse, des sujets pas forcement intéressant, et puis pas à pas, je me suit familiarisé avec les thèmes et les belles tournures de phrases qui parcourt le disque. Et au moment de le réécouter, on s'avale l'album en entier sans broncher, chaque titres ayant le potentiel de 100 titres des paroliers français. Des vraies chansons, finalement...


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The Hives - The Black & White Album

The Hives - The Black & White Album (A&M)

Une bombe, un pavé dans la marre. Le meilleur groupe live de rocknroll offre un quatrième album dantesque (bien qu'il soit un peu inégal, ce disque contient des classiques instantanés). On les reverra pour le Top 20.
They say the defenition of madness is doing the same thing and expecting a different result...
That's right!
Doo wacko !



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Hey Hey My My - Hey Hey My My

Hey Hey My My - Hey Hey My My (Sober & Gentle)

On peut l'affirmer sans le moindre doute, aux cotés des autres formations françaises anglophones qui se sont faite remarquées cette année (évoqués plus bas avec Cocoon), Hey Hey My My sont bel est bien les détenteurs du titre de Révélation de l'année. Echappés du groupe British Hawaii, sans pour autant l'avoir abandonné, le groupe s'impose comme un de ceux sur lequel il va falloir compter. Leur disque est en tous points remarquables. Naviguant joyeusement dans les divers répertoires qu'offre la pop rock à tendance acoustique. Acoustique qui donne dailleurs déjà un son très précis au groupe, pas forcement original mais addictif. C'est de la joie en barres ces chansons. Abordants aussi bien les sujets grâves que plus trivials, et souvent, des noms, des gens. Il y a de la personnalité dans ce groupe est c'est un bonheur. On prédit un deuxieme album moins acoustique, on leur fait confiance car ils ont l'air de savoir mener leur barque, quand ils s'embarquent quelque part, ils nous enmènent toujours aveceux , sans jammais nous laisser sur le bas coté. Ca tombe bien, on a envie de faire un bout de chemin avec eux!
Les deux titres les plus entendus mais qui peuvent être une belle introduction pour découvrir:
What you're gonna do on the Saturday night... A chanter entre amis.





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Handsome Furs - Plague Park



Les Handsome Furs ont avec eux un atout de charme: la petite amie d'un des échappé de Wolf Parade, c'est en effet ce qui saut en premier aux yeux quand on regarde les photos de presse. Ce qui pousse à aller voir plus loin, et pourquoi pas, dans un coup de folie: écouter. La musique de Dan Boeckner et de sa fiancée Alexei Perry est quant à elle assez sombre, une musique de dimanche après midi difficile, où épuisé, on est dans un état second qui donne envie de voir plus loin. Un chant du cygne electrique qui n'est pas sans style, on y retrouve en effet tous les fantomes des groupes psyché, enfumés, à l'intensité sexuelle forte. Voilà ce qui ressort de ce disque classieusement allumé. A garder au chaud, car on sent qu'il n'a pas fini de nous dévoiler ses richesses...



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Gui Boratto - Chromophobia


"1er véritable album du producteur Gui Boratto pour une partie de Techno minimale ultra colorée et possédant une maitrise assez rare.

Gui Boratto, un nom pas tellement inconnu dans la scène clubbing mondiale, depuis quelques maxis assez scintillant en 2006 (Arquipélago & Sozinho surtout) chez K2, division club de la maison culte de Cologne, Kompakt. On sent chez lui une façon de produire ses 13 piecettes avec une nonchalance soutenue mais diablement efficace. Découpé en deux parties (soit la face "Peak-time" et la face "After"), l'album est jamais ennuyeux et trouve ses repères. Des repères qui synthétise environ 8 ans de créativité et du détail dans la Dance-Music. On trouve les bleeps d'un James Holden, les beat's souples de Trentemoller et l'ambience sexy de Poker Flat (Gate 7 ; Mr Decay) avec une personnalité propre à lui. Le morceau titre de l'album est plus que significatif ("Chromophobia" et son ambience sexy et moite). L'autre vision est plus marqué pop-balearic avec une pointe bienvenue d'Electronica (le rèveur "Arrostico") et même New-Wave...ou là parfois ça penche vers la facilité (Beautiful Life)."
from the blog: Liberez les electrons!
C'est pour moi THE album d'électro allemande de l'année (au sens noble du terme, en excluant donc Digitalism ou Boys Noize)

Un morceau pas très representatif de l'album, mais dont la beauté crystalline ne peut laisser indifferent:



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samedi 19 janvier 2008

Ready For The Floor - Behind The Scenes

Making of du dernier clip d'Hot Chip !

vendredi 18 janvier 2008

Gonzales - Working Together exclusive Teaser

Gonzales - Working Together exclusive Teaser !
Vidéo envoyée par JonathanBarre
new album "SOFT POWER" april 7th 08
www.myspace.com/gonzpiration
réalisation : jonathan Barré
www.myspace.com/completementbarre

Grinderman - Grinderman

Grinderman - Grinderman (Mute)

Comment ne pas aimer Nick Cave ? Il ne déçoit presque jammais, et avec Grinderman c'est tout simplement une bonne baffe qu'on prend dans la gueule. Néanmoins il convient ici de ne pas parler que du Nick Cave mais bien du groupe puisque c'est de cela qu'il s'agit, même si ils sont déjà tous membres de Nick Cave & The Bad Seeds. Pigé ? Si vous etiez (comme moi) en manque cette année de rock burné et original mais pas lourd, vous êtes servis avec ce disque.




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