DIMANCHE:
Nous voilà au bout. La dernière journée s'annonçait dantesque, le souci c'est qu'après 4 jours de festivals, la force et la motivation pour aller voir tous les bons groupes programmé aujourd'hui n'est pas là, enfin elle sera là à partir de 20h...
Pas de Amazing Baby, de Experimental Tropic Blues Band, de Rolo Tomassi ni de Caribou. Qu'à cela ne tienne, il y avait suffisamment de bons trucs pour se faire plaisir.
A commencer par Madensuyu, 13h15 le duo arrive devant un parterre déjà un peu au bout du rouleau. Ca ne les empêchera pas de livrer un superbe set, une sorte de post rock rageur et inspiré. Le batteur est technique et donne tout ce qu'il a, tout comme le guitariste/chanteur qui astique son manche comme un possédé et c'est beau à voir, subtile malgré un mur du son épatant pour un duo, on est déjà impressionné, et sourd.
Malheureusement pas assez sourd pour ne pas entendre Petula Clark. Peut être aurait-ce été passable en début de festival, mais un groupe qui joue trois accords sur du boom shak, même en sautant partout, ça n'impressionne plus personne.
Heureusement le bonheur attend au tournant.
Sleepy Sun, un régal, c'est le premier groupe du festival "un peu Warlocks". Alors même si le son n'est pas assez fort (rarissime à Dour) c'est fantastique de pouvoir écouter mon rock de prédilection, plus gentils et sixties que les susnommés, ils envoient quand même quelque nappes de drones sympathique, et des vraies et longues chansons psychédélique ! Avec un couplet refrain break coda etc, ça faisait tellement longtemps qu'on avait presque oublié ce que c'était.
Après une gigantesque sieste, direction Bob Log 3. Le bonhomme a une réputation de fou dangereux qui le précède, elle n'est pas usurpée ! Homme orchestre, un casque mi moto mi Daft Punk sur la tête qui l'empêche probablement de voir sa guitare, il joue du blues rock électrifié bien crade. Furieux qui fait fureur. Et vas y que je crie comme un dératé, et vas y que j'enlève mes sapes, et vas y que je fait monter des filles sur scène pour les faire sauter sur mes genoux pendant que je joue de la grosse caisse. On aimerait que ça dure toujours mais il faut quitter le concert avant la fin pour un des groupes les plus attendus.
The Horrors. Que dire que dire si ce n'est que j'ai été conquis, par le son avant tout, excellent cette fois ci et puis par les chansons quand même, car autant c'est agréable de cracher sur leur mimétisme du shoegaze 87-93, autant il est impossible de bouder son plaisir devant des titres taillés pour le live. Je resterai même sur place jusqu'à la fin du concert, les yeux fermés et les oreilles saignantes alors que Crystal Castles fait son show (un peu vidé de son sens par Kap Bambino hier) sur la scène à coté.
Repos devant Jamie Lidell, qui fait ce qu'il peu mais ne capte pas l'attention de grand monde, programmé à un mauvais moment sans doute. Sa musique est trop gentille et simple pour ceux qui attendent (déjà) la venue du dieu. Un petit passage par 5 Elements Of Hip Hop mais la sauce ne prend pas, et on se retrouve fin prêt (comprendre ce que vous voulez) pour l'arrivée de la star. L'artiste que Dour essaie d'obtenir chaque année depuis sa création.
Il s'agit bien sur d'Aphex Twin.
Est-il possible de commenter une expérience pareille ? Bien sur que non. C'est comme Animal Collective ou Fuck Buttons, allez expliquer à quelqu'un ce que vous ressentez, c'est tout simplement impossible. Le son 5.1 (sur la grande scène !!!) n'apporte pas grand chose quand on est posté tout devant, tellement devant que son matos cache son visage, ce qui est finalement une bonne chose car ajoute à la dimension mythique de l'événement. Richard D James est THE star ici, et il a mis tout le monde d'accord, proposant un set interminable et bien moins breakcore que ses albums, plus subtil. Et puis finalement peu de visuels de vivisection.. On sait qu'il s'agit de la dernière ligne droite. Ce pourquoi on est là depuis le Mercredi aprèm, on peut donc lâcher nos dernière force dans la bataille, et notre dernière neurone. Après il n'y aura qu'un grand vide, et c'est ce qui rend ce concert si particulier. La dernière note du concert arrive de façon parfaitement inattendue. Pouf! L'espace d'une interminable seconde le silence total au milieu des 20000 allumés (minimum), tous se rendant compte qu'ils viennent d'entendre le dernier son d'une expérience qui restera dans les mémoires. S'en suit bien sur une acclamation à la hauteur de l'évènement, mais l'homme a déjà disparu, il a déjà tout dit à travers ses machines.
Plus personne n'osera se regarder dans les yeux.
Maintenant tout ce qu'il reste de ce festival c'est un magnétophone et sa cassette de 90 minutes, qui crache des bribes d'instants diffus et fugaces. Des souvenirs éclatés qui émergent des brumes du temps, il n'y a qu'a appuyer sur play...
Nous voilà au bout. La dernière journée s'annonçait dantesque, le souci c'est qu'après 4 jours de festivals, la force et la motivation pour aller voir tous les bons groupes programmé aujourd'hui n'est pas là, enfin elle sera là à partir de 20h...
Pas de Amazing Baby, de Experimental Tropic Blues Band, de Rolo Tomassi ni de Caribou. Qu'à cela ne tienne, il y avait suffisamment de bons trucs pour se faire plaisir.
A commencer par Madensuyu, 13h15 le duo arrive devant un parterre déjà un peu au bout du rouleau. Ca ne les empêchera pas de livrer un superbe set, une sorte de post rock rageur et inspiré. Le batteur est technique et donne tout ce qu'il a, tout comme le guitariste/chanteur qui astique son manche comme un possédé et c'est beau à voir, subtile malgré un mur du son épatant pour un duo, on est déjà impressionné, et sourd.
Malheureusement pas assez sourd pour ne pas entendre Petula Clark. Peut être aurait-ce été passable en début de festival, mais un groupe qui joue trois accords sur du boom shak, même en sautant partout, ça n'impressionne plus personne.
Heureusement le bonheur attend au tournant.
Sleepy Sun, un régal, c'est le premier groupe du festival "un peu Warlocks". Alors même si le son n'est pas assez fort (rarissime à Dour) c'est fantastique de pouvoir écouter mon rock de prédilection, plus gentils et sixties que les susnommés, ils envoient quand même quelque nappes de drones sympathique, et des vraies et longues chansons psychédélique ! Avec un couplet refrain break coda etc, ça faisait tellement longtemps qu'on avait presque oublié ce que c'était.
Après une gigantesque sieste, direction Bob Log 3. Le bonhomme a une réputation de fou dangereux qui le précède, elle n'est pas usurpée ! Homme orchestre, un casque mi moto mi Daft Punk sur la tête qui l'empêche probablement de voir sa guitare, il joue du blues rock électrifié bien crade. Furieux qui fait fureur. Et vas y que je crie comme un dératé, et vas y que j'enlève mes sapes, et vas y que je fait monter des filles sur scène pour les faire sauter sur mes genoux pendant que je joue de la grosse caisse. On aimerait que ça dure toujours mais il faut quitter le concert avant la fin pour un des groupes les plus attendus.
The Horrors. Que dire que dire si ce n'est que j'ai été conquis, par le son avant tout, excellent cette fois ci et puis par les chansons quand même, car autant c'est agréable de cracher sur leur mimétisme du shoegaze 87-93, autant il est impossible de bouder son plaisir devant des titres taillés pour le live. Je resterai même sur place jusqu'à la fin du concert, les yeux fermés et les oreilles saignantes alors que Crystal Castles fait son show (un peu vidé de son sens par Kap Bambino hier) sur la scène à coté.
Repos devant Jamie Lidell, qui fait ce qu'il peu mais ne capte pas l'attention de grand monde, programmé à un mauvais moment sans doute. Sa musique est trop gentille et simple pour ceux qui attendent (déjà) la venue du dieu. Un petit passage par 5 Elements Of Hip Hop mais la sauce ne prend pas, et on se retrouve fin prêt (comprendre ce que vous voulez) pour l'arrivée de la star. L'artiste que Dour essaie d'obtenir chaque année depuis sa création.
Il s'agit bien sur d'Aphex Twin.
Est-il possible de commenter une expérience pareille ? Bien sur que non. C'est comme Animal Collective ou Fuck Buttons, allez expliquer à quelqu'un ce que vous ressentez, c'est tout simplement impossible. Le son 5.1 (sur la grande scène !!!) n'apporte pas grand chose quand on est posté tout devant, tellement devant que son matos cache son visage, ce qui est finalement une bonne chose car ajoute à la dimension mythique de l'événement. Richard D James est THE star ici, et il a mis tout le monde d'accord, proposant un set interminable et bien moins breakcore que ses albums, plus subtil. Et puis finalement peu de visuels de vivisection.. On sait qu'il s'agit de la dernière ligne droite. Ce pourquoi on est là depuis le Mercredi aprèm, on peut donc lâcher nos dernière force dans la bataille, et notre dernière neurone. Après il n'y aura qu'un grand vide, et c'est ce qui rend ce concert si particulier. La dernière note du concert arrive de façon parfaitement inattendue. Pouf! L'espace d'une interminable seconde le silence total au milieu des 20000 allumés (minimum), tous se rendant compte qu'ils viennent d'entendre le dernier son d'une expérience qui restera dans les mémoires. S'en suit bien sur une acclamation à la hauteur de l'évènement, mais l'homme a déjà disparu, il a déjà tout dit à travers ses machines.
Plus personne n'osera se regarder dans les yeux.
Maintenant tout ce qu'il reste de ce festival c'est un magnétophone et sa cassette de 90 minutes, qui crache des bribes d'instants diffus et fugaces. Des souvenirs éclatés qui émergent des brumes du temps, il n'y a qu'a appuyer sur play...
Madensuyu - Oh Frail
[extrait de l'album D Is Done]
Sleepy Sun - Sleepy Son
[extrait de l'album Embrace]
The Horrors - Who Can Say
[extrait de l'album Primary Colors]
Aphew Twin - Come To Daddy (Pappy Mix)
[extrait de l'ep Come To Daddy]
[extrait de l'album D Is Done]
Sleepy Sun - Sleepy Son
[extrait de l'album Embrace]
The Horrors - Who Can Say
[extrait de l'album Primary Colors]
Aphew Twin - Come To Daddy (Pappy Mix)
[extrait de l'ep Come To Daddy]
A te lire, 4 jours de festoche, n'est-ce pas un peu trop? (c'est d'ailleurs ce que je reproche aux festivals d'aujourd'hui: une liste de groupes interminables, pour plaire à un plus grand nombre. A défaut d'avoir de la qualité tout du long).
RépondreSupprimerPour Aphex Twin, ca donne envie. Surtout avec 20000 personnes!
Sinon, le reggae est de retour ou c'est moi?
Oui et non, disons que quand on prend pas de drogue dure comme moi, c'est plus dur que pour les autres...
RépondreSupprimerEn même temps, l'épuisement participe au charme et permet de vivre les choses différemment que le faux festival en ville où les concerts sont finit à minuit...
Et puis c'est aussi à cause du Mercredi, où il n'y a pas de concert mais entre 20000 et 30000 campeurs remontés comme des bretelles.
En arrivant le Jeudi jpense que c'est déjà plus jouable.