"La démarche peut paraître surprenante : un pianiste classique émérite reprend des tubes techno avec son instrument fétiche. Mélangeant les genres et les inspirations, Francesco Tristano réunit jazz et classique à partir de compositions électroniques. Et tout cela s'avère plutôt déroutant. Sans le savoir, on pourrait presque penser que ce sont des compositions originales faites pour le piano mais certains passages rappellent effectivement le « langage » techno. Not for piano attise la curiosité, c'est déjà un premier point intéressant.
Comme pour Jan Halexander, les pianistes tentent de sortir de leur sphère confinée dans le classique pour s'imposer à de nouveaux publics. Ici, la démarche a de quoi séduire avec le son vibrant d'un interprète doué mais le concept se révèle beaucoup plus impressionnant (même si moins insolent) car les adaptations de ces rythmes éreintants trouvent l'écho sans la moindre parole. Le son cristallin de Strings of Life originellement signé par Derrick May se perçoit parfaitement à la saveur des arrangements joyeux et avec une cadence s'emballant progressivement.
Seul derrière son piano, Francesco Tristano explore les mondes. Ses touches nous portent dans différents univers pas toujours faciles à appréhender : un AP au jazz déluré et déstructuré, la langueur d'Andover se révèle comme un voyage fluvial tranquille, avec une dimension moins éloquente que pourrait développer Bardi Johansson dans son Haxan. Une touche de subtilité élégante avec The Melody et le tour est joué !
Belle chronique de Juro sur Krinein.
Titres très impressionants à écouter !!!
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