"Voici donc, après un gigantesque silence de sept ans, le retour tant attendu de Day One. Fort du très conséquent succès de son indispensable premier Lp, Ordinary Man (2000), le duo bristolien aurait aisément pu céder aux avances alléchantes de majors, mais c'éait sans compter sur la personnalité même des deux protagonistes, des gars qui tiennent beaucoup trop à leur âmes et à leur statut "d'hommes ordinaires" pour enregistrer quoi que ce soit à la va vite. Mis à part une sensible accentuation de l'amplitude du son, peu de changement notables dans la forme: le mutli-instrumentiste Mathew Hardwidge reste campé dans son rôle de folk hopper accompli, tandis qu'à sa bonne habitude, Phelim Byrne chronique poétiquement son quotidien avec un sens de l'humour que les anglophiles apprécieront tout particulièrement. Primesautier, le chanteur passe des amusants résultats du métissage (Cosmopolita) à son attirance pour sa voisine de palier (The Little Things) ouencore aux rumeurs qui circulent sur son compte, lui star locale qui n'a toujours pas quitté Bristol (Feet Firmly On The Ground). Le portrait au vitriol d'un voyageur (Travelcard Traveller) et le flinguage des travers d'un certain art moderne (Probably Art) sont d'une belle drôlerie. Ecouter ce disque ni renversant, ni atrocement décevant, consiste à peu de choses près à retrouver deux amis perdus de vue avec qui l'ont avait partagé des moments inoubliables et constater qu'après tout ce temps, ils sont resés eux-mêmes. Un de ces petits bonheurs qui rendent la vie plus douce, enfin, probablement."
Marc Gourdon, Magic n°114
Marc Gourdon, Magic n°114
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