lundi 17 septembre 2007

Love me two times



Maintenant qu'ils ont été mille et une fois réévalués, jusqu'à atteindre le statut de groupe culte majeur avec leur chef d'oeuvre absolu, le célèbrissime Forever Changes, le groupe de Los Angeles emmené par le grand Arthur Lee (et fer de lance d'Elektra avant que les Doors ne raflent le magot) il peut sembler bien vain de parler de Love. Pourtant, comme une arbre qui cache la forêt, ce gros mastodonte qu'est l'un des 10 meilleur album de tous les temps empêche beaucoup de gens de découvrir les autres facettes du groupe. Quand on a goûté au sublime, il est dur de se satisfaire de plaisirs simples, mais quand le sublime est connu par coeur, dans ces moindres recoins, qu'est ce qu'on fait? On se met à écouter les autres albums, prenant un plaisir monstre lors des moments de grâce et un sourire amusé lors des moments de détente. Bref Love c'est deux albums avant Forever Changes et trois après. Partant du principe que beaucoup de gens conaissent les deux premiers et leurs petits tubes garage psyché (my little red book, hey joe etc...) je m'interesse à celui qui vînt juste après Forever..., qui illustre la longue et inéluctable descente d'Arthur Lee après l'accouchement du monument cité plus haut. On ne joue pas dans le même registre, finit les trompettes de la mort, les envolées lyriques flamboyantes de cuivres et de cordes qui s'accouplent dans des codas ahurissants, ici on retourne aux bases, executé avec serieux (tant est qu'on puisse jouer ce genre de musique avec serieux) et style à tous les étages. N'ayons pas peur du beau, et reconnaissons, à l'image de Squeeze pour le Velvet (En mieux ici, quand même!), les bons cotés des groupes dont de nombreux membres ont abandonnés le navire prématurement. Plus j'écoute Love, et plus je suis certains que... c'était EUX.

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