De bonnes promos en ce moment à la fnac. En effet, on y trouve en tête de gondole et à 9€ une belle collections de classiques méconnus sixties. Des rééditions des bons Yardbirds, Pretty Things, Easybeats, Count Five et pleins d'autres réjouissances. Pour la majorité, il s'agit des rééditions de l'excellent label Repertoire, et contiennent de nombreux bonus tracks. Et elles ont un son vraiment parfait pour des réédit cd sixties. Il était donc facile de craquer, pour Psychotic Reaction des Count Five notamment. Incroyable disque de garage punk furieux et débridé, fleurant un amateurisme tellement évident qu'il en deviendra mythique. Grâce en partie à l'article de Lester Bangs: Psychotic Reaction and Carburetor Dung sortit dans Creem en 1971. Et puis cette pochette...
Extrait de Psychotic Reaction & autres carburateurs flingués :
[J'ai essayé plus d'une fois d'acheter Psychotic Reaction (j'allais à l'Unimart défoncé à l'herbe, à la noix de muscade, à la vodka, au Romilar, ou sortant, l'œil vitreux, de dix heures dexedrinées à bosser des problèmes de géométrie (j'étais un vrai petit érudit, du moins quand j'avais la médecine magique qui provoque en vous un désir insatiable, manique, obsessionnel, de connaissance), j'essayais tous les trucs pour affaiblir ma résistance, mais rien ne marchait. Merde, j'avais vraiment une foutue dissociation de personnalité! Et tout ça pour un album de merde! Peut être étais-je plus près du cabanon que je ne l'aurais cru ! D'un autre côté, qu'est ce qui aurait pu faire de moi, ou du moindre cinglé de mon groupe d'âge, un parfait schizo, sinon un album de rock minable? Les filles? Naaan. C'est direct, simple, non rationalisé. Les drogues? Sûr, mais ça serait eux contre moi "Tu vas payer pour nous avoir provoqués, mon gars!" ce qui n'était pas l'idée que je me faisait d'un martyre dualiste. Non, rien de plus et rien de moins qu'un disque; seul un album de rock de l'importance approximative de Psychotic Reaction (qui pourrait se choper une crise d'aboiements avec une galette des Stones, et encore moins des Beatles?) reussirait jammais à pulveriser mes lobes cérébraux et à transformer le plancher en sciure.] (à ce moment précis, Lester n'a pas encore commencé à délirer...)
Extrait de Psychotic Reaction & autres carburateurs flingués :
[J'ai essayé plus d'une fois d'acheter Psychotic Reaction (j'allais à l'Unimart défoncé à l'herbe, à la noix de muscade, à la vodka, au Romilar, ou sortant, l'œil vitreux, de dix heures dexedrinées à bosser des problèmes de géométrie (j'étais un vrai petit érudit, du moins quand j'avais la médecine magique qui provoque en vous un désir insatiable, manique, obsessionnel, de connaissance), j'essayais tous les trucs pour affaiblir ma résistance, mais rien ne marchait. Merde, j'avais vraiment une foutue dissociation de personnalité! Et tout ça pour un album de merde! Peut être étais-je plus près du cabanon que je ne l'aurais cru ! D'un autre côté, qu'est ce qui aurait pu faire de moi, ou du moindre cinglé de mon groupe d'âge, un parfait schizo, sinon un album de rock minable? Les filles? Naaan. C'est direct, simple, non rationalisé. Les drogues? Sûr, mais ça serait eux contre moi "Tu vas payer pour nous avoir provoqués, mon gars!" ce qui n'était pas l'idée que je me faisait d'un martyre dualiste. Non, rien de plus et rien de moins qu'un disque; seul un album de rock de l'importance approximative de Psychotic Reaction (qui pourrait se choper une crise d'aboiements avec une galette des Stones, et encore moins des Beatles?) reussirait jammais à pulveriser mes lobes cérébraux et à transformer le plancher en sciure.] (à ce moment précis, Lester n'a pas encore commencé à délirer...)
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Réjouissant ce papier.
RépondreSupprimerLester etait drôle et inspiré, Hunter S. Thompson lui, était fou à lier.
RépondreSupprimerDe tte facon, when the going gets tough...