lundi 10 mai 2010

This is the end, beautiful friend...


Vous comprenez, il fallait vraiment que j'aille en enfer. J'avais pour ainsi dire, le mal du pays. Mais d'abord, en guise d'explication, l'oignon.

J'ai un ami qui possède un restaurant considéré comme l'un des meilleurs restaurants italiens de la capitale. Ce bouge ou je prends mon déjeuner se prévaut de l'appellation cucina toscana, évoquant ce parc à thèmes entièrement américanisé qu'est Florence, où l'on serait bien en peine aujourd'hui de dénicher un vero fiorentino au milieu du troupeau compact des touristes estivaux qui apportent à Dante sa revanche.
Quoi qu'il en soit, je suis assis là, et je ne peut m'empêcher de voir et d'entendre ce qui se passe autour de moi, tandis que des hommes à la mode lèvent leurs verres de vin en parlant de sa robe, de son corps, de son bouquet. Mon ami le propriétaire n'est pas un idiot en affaires. Il les encourage, les pousse dans les derniers retranchements de leur fausse compétence. Le sourire qu'il arbore est pour ces aveugles une récompense et une bénédiction, la reconnaissance de leur bon goût et de leur érudition.
Je reste assis un bon moment, fixant des yeux l'oignon posé là devant moi. Car cet oignon révèle mieux que tout la vraie nature de la créativité italienne, mieux que les œuvres complètes de Machiavel, la vraie nature de la fourberie toscane.
Il ne s'agit même pas d'un oignon mais d'un demi-oignon, rôti et surmonté de quelques grains de caviar. Son prix est de trente cinq billets. Sachant le prix d'un oignon, et du caviar de bélouga 100 euros les 30 grammes environs, ce demi-oignon, grains de caviar compris doit valoir environ 5 Euros.
Transformé en un mets de choix, rare et précieux par mon prestidigitateur d'ami, il est très demandé.
Je contemple l'oignon et ma mémoire bat la campagne, me ramenant à l'époque où mon ami n'avait pas encore fait de cet endroit une adresse huppée. C'était en ce temps là une petite cantine semi-privée, un bouge fréquenté plutôt par des messieurs de genre sombre et taciturne. Je vois d'ici le type dont le bouge portait le nom servir à l'un de ces gars-là un demi-oignon comme s'il s'agissait d'un trésor, en lui demandant non seulement de payer, mais de débourser vingt sacs. C'eût été son arrêt de mort. Car ces clients étaient des hommes pleins de discernement. Heureusement pour lui, cette génération se meurt, laissant place aux néo-cafoni d'aujourd'hui.

Mais venons-en à ce que Kant nomme la chose toujours insaisissable. Cela à quelque chose à voir avec l'oignon coupé en deux, c'est vrai, mais également avec la robe, le corps et le bouquet du vin.
Nous vivons un temps de pseudo-connaissance, par quoi nous nous efforçons vaniteusement de nous distinguer de la médiocrité ambiante. s'asseoir autour d'une bouteille de jus de raisin rance et évoquer de délicats arômes de groseille, de fumée de chêne, de truffe, ou n'importe quelle autre gracieuse ineptie que l'on croit découvrir dans le goût de cette piquette, c'est être un cafone de premier ordre. Car s'il y a un délicat arôme à découvrir dans n'importe quel vin, ce sera vraisemblablement celui des pesticides et des engrais. Voici ce qu'un connaisseur dit d'un Château-Margaux de 1978: "Aéré pendant une heure, ce vin dévoile de doux parfums de cassis, de chocolat, de violette, de tabac et de vanille. Attendez encore dix ans et ce vin pourra aboutir au mélange caractéristique du Margaux classique: cassis, truffes noires, violette et vanille." Comme si tout cela n'était pas déjà assez absurde, il y a "une note poivrée cachée dans le cassis".
Comment un nez aussi sophistiqué peut il ne pas détecter la bouse de vache avec laquelle les propriétaires de ce Bordeaux si réputé fertilisent leur vin ? Un véritable connaisseur en matière de vins, si une telle chose pouvait exister, reconnaîtrait principalement le goût des pesticides et des engrais: il ne serait pas "goûteur de vin" mais plutôt "goûteur de merde". La seule connaissance en matière de vins est celle des gens qui savent que la véritable âme du vin, c'est le vinaigre. C'est en buvant d'un trait ces rares vinaigres d'un grand âge étiquetés da bere que l'on goûte réellement à des merveilles: the real thing à mille lieux de ce jus de foutaise industriel enrobé d'épithètes prétentieuses. C'était autrefois la boisson noble et sans apprêt des paysans nobles et sans apprêt. Des paysans bien plus nobles et compétents que ces connards bourrés de fric qu'on escroque en leur faisant croire que le vin appels d'autres commentaires que "bon", "mauvais" ou "ferme ta gueule et bois un coup"

Ah oui, la chose toujours insaisissable.
Je suis assis là, je me rappelle le bon vieux temps, je me rappelle le goût de ce vinaigre, je me souviens de mille autres choses, et je me souviens du goût le plus rare de tous: le goût du souffle de l' illimitable.
Je dis merde à ce monde où les oignons coûtent trente-cinq biftons, et à ceux qui les mangent. Je dis merde à ce monde de ploucs soi-disant sophistiqués incapable de reconnaître les plus belles choses de la vie, une gorgée de ce vinaigre ou les premiers reflets de l'automne sur un arbre, et à fortiori, de les apprécier, ces ploucs qui ont fait des grande villes un centre commercial pour tous publics, et qui en redemandent.

Je suis né pour fumer de l'opium. ou plus précisément, je suis né pour fumer de l'opium dans une fumerie d'opium.

À ce stade, je pense que vous aurez deviné que je ne suis pas l'auteur de ces lignes, encore que je m'identifie totalement à elles. Le premier qui trouve le responsable se verra offrir un cd.
Ce texte est censé expliquer pourquoi le blog s'achève là (ou est en pause pour une durée indeterminée), dire tout et plus encore.
Pour conclure, une citation de Dali: offrir le bon miel à la bonne bouche, au bonne endroit et au bon moment. Merci à tous ceux qui ont suivi et commenté pendant ces trois ans.

Au plaisir !

vendredi 16 avril 2010

The beginning of the end


that's been a fucking pleasure.

lundi 12 avril 2010

Love - A House Is Not A Motel


Que serions-nous devenu sans Forever Changes ?


mercredi 24 mars 2010

The National - Bloodbuzz Ohio


The National - Bloodbuzz Ohio
[retiré sur demande]
[extrait de l'album High Violet]

Count Basie - The Atomic Mr Basie (1957)


Boards Of Canada - I Saw Drones


jeudi 18 mars 2010

Crystal Antlers forever


Holy Fuck - Latin America




Holy Fuck - Latin America
[extrait de l'album Latin, sortie le 11 Mai]

lundi 15 mars 2010

T'as dl le dernier Schubert ?


Jamais le Lundi Oldies n'aura aussi bien porté son nom, puisque cette fois ce n'est pas de 30 ou 40 ans qu'on remonte, mais de plus d'un siècle.
Quelque chose à dire ? Surement pas. L'évocation même de la pochette du film doit suffire à faire se sentir tout chose l'homme de bon goût, qui est, comme chacun sait, celui qui a les mêmes que nous.

dimanche 14 mars 2010

White Hills - White Hills


White Hills - Dead
[extrait de l'album White Hills]

mardi 9 mars 2010

I Am Kloot - B


I Am Kloot est un groupe injustement méconnu. Pourtant, leur nom semble avoir ce petit truc accrocheur obligatoire pour un groupe aujourd'hui, le petit truc qui intrigue, comptez pas sur moi pour vous dire ce que veut dire ce nom, il faut le mériter. I Am Kloot est un trio magique, une batterie qui a vraiment une place a part entière, un bassiste qui joue assis clope vissée au bec, et John Bramwell, qui joue de la guitare de la plus belle des manière et chante avec une sincérité rare des textes qui sont pas loin d'être les meilleurs entendu outre manche depuis le début de siècle. Oui monsieur ! Alors pourquoi sont-ils aussi peu connus ? Je sais pas, peut être parce qu'ils sont trop subtils, parce qu'ils ont du mal à sortir un disque aussi beau sur la longueur que le chef d'oeuvre absolu de 2001 Natural History. Mais surtout parce que le monde est injuste et qu'il ne veux pas me donner raison depuis 10 ans.
Tout ça pour dire que sortir un recueil de face-B, quand on s'appelle Radiohead ok, mais que pour eux, c'est un peu se tirer une balle dans le pied. Car même les fans savent que ces titres seront un peu moins bon que les officiels, eux même un peu moins bon depuis... Cela dit, c'est presque une raison de plus de les aimer encore plus, en un sens ils ont tout donné et tout dit au début, on sait que l'écriture de certaines chansons coûte beaucoup au chanteur, et si tout se ressemblait, on aurait affaire à une vilaine formule. Bref, soutenez les, acheter des t shirt avec marqué en gros I Am Kloot, vous pourrez faire le malin et allez les voir, avec un peu de chance Johnny vous paiera une pinte.


I Am Kloot - Deep Blue Sea
[extrait de l'album B]

lundi 8 mars 2010

Hello I'm Johnny Cash


Quelle vieillerie se mettre sous la dent aujourd'hui ? Un petit classique de chez classique peut être, et pour la dose de snobisme, en version alternative...

samedi 6 mars 2010

Beach House - Teen Dream


Très beau disque, chaque chanson a un charme très particulier et nous emmène faire une petite ballade dans sa propre tour d'ivoire. Envoutant. La vraie surprise de début d'année, me faisant magistralement chier avec les disques attendus (yeasayer, hot chip, vampire weekend massive attack etc...) il a fallu se contenter d'inattendu, grand bien m'en fait, tant cette galette peut sembler thérapeutique. Enfin une chanteuse qui s'applique au lieu de grogner ou minauder !
Beach House, un groupe pour crépuscules et rêves éveillés. C'est aussi un des groupes qui a enclenché mon chemin de croix pour essayer de synthétiser et comprendre au moins en partie le pourquoi du comment en musique, la mienne et celle des autres. Car il faut être honnête, au début je ne voyais vraiment pas ce qu'on pouvait trouver à des compos lisses comme celles ci dessous. Et pourtant...

Beach House - Zebra
[extrait de l'album Teen Dream]

Beach House - Gila
[extrait de l'album Devotion]

mardi 23 février 2010

Lift To Experience - These Are The Days


Juste un titre de Lift To Experience pour rappeler que Josh T Pearson est à la flèche d'or Jeudi prochain.

lundi 22 février 2010

The Gun Club - Preaching forever


Ladies & Gentlemen, pour le premier Lundi Oldies des années 80, un petit hommage à Jeffrey Lee Pierce, écorché vif jusqu'aux bout des glaviots, invocateur de démons, dresseur de loulous et tous les clichés qu'on colle aux rockeur possédés qui croient en ce qu'ils font. D'en bas, avec Robert Johnson (auteur originel du premier titre ci-dessous) ils doivent bien se fendre la poire à nous voir nous agiter comme des grenouilles dans une marre dynamitée.

samedi 20 février 2010

The Souljazz Orchestra - Negus Negast


Pendant ce temps, à Vera Cruz, The Souljazz Orchestra sort un album entièrement instrumental, délaissant légèrement le coté afrobeat pour le jazz. Le titre ci dessous n'est pas le meilleur mais c'est une reprise du chef d'œuvre Negus Negast de qui on sait. Onsrefait pas.
Cabaret Sauvage le 15 Avril.

[extrait de l'album Rising Sun]

vendredi 19 février 2010

Tunng - Hustle


Premier extrait (radio edit) du prochain album, ultra attendu des déglingos de Tunng. Maroquinerie le 30 Avril.

Tunng - Hustle
[retiré sur demande]
[extrait du single Hustle]


lundi 15 février 2010

The Dell- Vikings - Come Go With Me


J'annonce, en 2011, les tubes de l'année seront Doo Woop. Retour à la gomina et aux bouttons de manchette. Enfilez vos bas noirs les gars ajustez bien vos accroches-bas vos portes jarretelles et vos corsets allez venez ça va se corser...

mercredi 10 février 2010

The Konki Duet - Ensemble


Les Boutiques Sonores viennent de créer leur label. Cet excellent festival, qui avait déjà distribué quelques disques ici ou là et organisé quelques soirées se lance pour de bon dans le créneau le moins porteur du millénaire en cours. En vinyle et digital bien sur. Leur première référence est un double Ep mixte, réunissant Konki Duet pour l'impalpable, Suzanne The Man pour la folk.
Évidement ce qui nous intéresse ici n'est pas la guitare sèche, mais plutôt ce nouveau cap pris par le trio féminin. Plus aventureux, plus alambiqué, bref tout ce que l'on aime.
Ci dessous, le morceau d'ouverture instrumental qui porte bien son nom, pour entendre leur voix fluettes, il faudra se procurer l'objet. Ou pas.

Gorillaz - Stylo


Un grower qui en impose.

Gorillaz - Stylo (feat Mos Def & Boccy Womack)
[supprimé sur demande]
[extrait de l'album Plastic Beach]

mercredi 3 février 2010

mardi 2 février 2010

The Warlocks - Dope


Four Tet - Circling


dimanche 31 janvier 2010

Louis Jordan - Caldonia


En Avril 1945 sort un titre qui est de loin mon préféré de toute la décennie. Un morceau emblématique de la lente évolution du Rythm & Blues en Rock'n'Roll. Selon les versions (celle mythique du film dont elle est tirée, la soul, la jump blues...) le modus operandi est diffèrent mais leurs finalité est la même, cet état d'allégresse extatique.
Quand on voit l'effet dévastateur de ce titre sur votre serviteur, il est difficile d'imaginer la transe qu'il a pu provoquer chez des gens sortant tout juste d'une guerre mondiale.
Un de ces 4, je parlerais plus en profondeur de Louis Jordan, son ascension et sa décrépitude. La pochette est parfaitement introuvable, alors si quelqu'un a la sortie #8670 de chez Decca, qu'il me fasse signe il sera grassement récompensé. Ci dessous, deux versions, histoire de.

Titus Andronicus - Richard II


Il y a des groupes qu'on commence à écouter en se disant qu'on a affaire à de la musique de bourré irlandais édenté sans grand intérêt, et on fini sur le bar à danser la gigue torse nu et les yeux humides.
Le premier était bien, mais celui ci a des relents de gnôles bien plus sincères, des moments de bordel total, et aussi des bonnes chansons.

vendredi 29 janvier 2010

Love - Revelation

19 minutes de dingue !

lundi 25 janvier 2010

Mayer Hawthorne - Soul With A Hole


Mayer Hawthorne est un blanc bec fondu de Soul Music qui a sorti son premier disque en 2009, un régal de chill-out music, et preuve que c'est de la bonne came, c'est sorti chez Stones Throw. Il a explosé grâce à Just Ain't Gonna Work Out qui avait conquis plus d'un auditeur de Nova. Aujourd'hui nous est offert un nouveau délice avec une compilation légèrement mixée de pépites introuvables (en anglais on dit nuggets) délicieusement soul. Des 45 Tours qui devrait faire fondre la petite belette que tu zieutes en coin. Salaud.

dimanche 24 janvier 2010

Sjob Movement reissue


C'est Dimanche quoi, file moi de l'amooooouuuur !

samedi 16 janvier 2010

Top 10 Gainsbourg Poetic Songs


D'ici quelques jours, une déferlante Gainsbourg devrait nous tomber sur le bout du nez. Le film débarque, il paraît que c'est moins nul que les récents biopic français, mais que c'est nul quand même...
Ayant déjà fait un top 10 des plus belles chansons d'amour et de ses plus misogynes, il va falloir trouver un thème moins évident.
Figures de styles ou name-dropping sont mis au chaud pour bientôt.
Nous nous consacrerons aujourd'hui aux chansons qui relève de la poésie formelle, en opposition à la poésie gainsbourgienne, bien spécifique. Top 10 Chronologique bien sur.

Montrez que Lucien Ginsburg utilise les codes de la poésie classique et comment il se permet de les transgresser.
A vos stylos, vous avez deux heures.

jeudi 14 janvier 2010

The Velvet Underground - Prominent Men


En ce temps là, Lou Reed ne prenait pas encore vraiment de drogues, mais était déjà en train d'écrire Heroin. On enregistrait les démos sur Acetate, sur des bandes bien lubrifiées, et la maison de disque les gardait dans une grand pièce froide et humide où elles attendaient tranquillement d'être détériorées. C'est comme ça qu'on oubliait un paquet de chansons.

Hot Chip - One Life Stand, la chute


Ça l'a fout mal. Il devient quasiment impossible de défendre la prochain album d'Hot Chip. J'avais déjà préparé le terrain, sur de mon fait que les deux titres déjà dispo n'étaient que le penchant Dance FM de la chose et que les autres seraient bien meilleurs. C'est l'inverse! Ces titres étaient finalement parmis les meilleurs. Que faire donc quand un groupe qui a changé ta life ta vu avec leur premier opusComing On Strong se vautrer dans la mélasse depuis un ou deux disques? Les rejeter ? Les pardonner ? Allez au concert en sachant le malaise qui nous attend, tant au niveau de la musique que du public ? Ou bien faire semblant ?
Bon on a pas non plus affaire à un raté absolu, comme souvent, quelques chansons sortent du lot. Les ballades mélancolique évidement. Comme celle ci-dessous, dont l'atmosphère résume finalement assez bien mon sentiment vis à vis du groupe. Triste et résigné. De toute manière, dans 6 jours on trouvera ça passable et dans 6 mois, on aura surement trouvé des excuses...
Que faire quand on a brulé toutes ses idoles ?

Exceptionnellement, titre sur divshare, histoire d'éviter les ennuis.

mardi 12 janvier 2010

Wale - Tv In The Radio


Wale, et son titre Tv In The Radio, produit par David Sitek de Tv On The Radio, vu ? Un titre qui donne envie de drogue douce et de décapotables sur Sunset Boulevard.
2010 sera l'année des noms de groupes et de chansons moisis/concepts. Pas besoin d'exemple on en a tous en tête. C'est que le clic vaut de plus en plus cher ma bonne dame, il faut réussir, par de belles promesses, à nous convaincre d'avoir le courage de mettre en mouvement l'index.
Ici, promesses tenues.
Des résolutions 2010 pour Sous les pavés, la plage ? De meilleures chansons, encore moins de textes, et comme dirait Étienne (pas Jaumet, Mougeotte), du cul du cul du cul !

jeudi 17 décembre 2009

Top 50 Albums 2009 Sous les pavés la plage

01
Fuck Buttons - Tarot Sport
Futur de l'humanité

01
Animal Collective - Merriweather Post Pavillon
Le monde à leur pieds

03
Crystal Antlers - Tentacles
Claque de l'année

04
The Whitest Boy Alive - Rules
Velours côtelé

05
Mimas - The Worries
Lyrisme débridé

06
Harlem Shakes - Technicolor Health
Secret bien gardé

07
Free Blood - The Singles
Folie contrôlée

08
Rain Machine - Rain Machine
Artiste brimé

09
Current 93 - Aleph at the Hallucinatory Mountain
Trip halluciné

10
The Horrors - Primary Colours
Références sublimées

11
Sonic Youth - The Ethernal
Vieux écorchés

12
Phoenix - Wolfgang Amadeus Phoenix
Douceur contrôlée

13
The Yeah Yeah Yeahs - It's Blitz
Rage sacrifiée

14
The Raveonettes - In and Out of Control
Absolue beauté

15
Chateau Marmont - Solar Apex Ep
Eigties revisitées

16
Joakim - Milky Ways
Mélodies débraillées

17
Datarock - Red
Norvegiens désenchantés

18
Built To Spill - There Is No Enemy
Pour l'éternité

19
Lily Allen - It's Not Me It's You
Pop décomplexée

20
Black Dice - Repo
Pop retournée

21
Atlas Sound - Logos
Plongée en apnée

22
Grizzly Bear - Veckatimest
Essai transformé

23
I Am Kloot - B
Faces B

24
Whomadewho - The Plot
Eighties fantasmées

25
Flying Lotus - LA 3x3 Ep
Esprit torturé

26
Sing Fang Bous - Clangour
Animal collectivé

27
The Juan Maclean - The Future Will Come
Tentative d'LCD

28
Kings Of Convenience - Declaration of Dependence
Duo feutré

29
Daniel Johnston - Is and Always Was
Mentalement décalé

30
The Warlocks - The Mirror Explodes
Dépression caractérisée

31
Asteroid Galaxy Tour - Fruits
Va danser

32
Kap Bambino - Blacklist
Va transpirer

33
The Black Hollies - Softly Towards the Light
Sixties inanimées

34
Amazing Baby - Rewild
Hippies modernisés

35
Aufgang - Aufgang
Classique déjanté

36
General Elektriks - Good City Dreamers
Electro gentillet

37
Girls - Album
Buzz de l'année

38
Rodrigo Y Gabriela - 11:11
Duo enragé

39
The Craftmen Club - Thirty Six Minutes
Noir désiré

40
Radio Moscow - Brain Circles
Guitare fuzzée

41
Gui Borrato - Take My Breath Away
Minimale améliorée

42
Weird Owl - Ever The Silver Cord Be Loosed
Guitare déglinguée

43
Squarepusher - Solo Electric Bass
Live désincarné

44
Heavy Trash - Midnight Soul Serenade
Jon Spencer possédé

45
Iran - Dissolver
Rock particulier

46
Junior Boys - Begone Dull Care
Essai non-transformé

47
Gliss - Devotion Implosion
Oreilles maltraitées

48
Venetian Snares - Filth
Cerveau écartelé

49
Air - Love 2
Ascenseur climatisé

50
Tune Yards - Bird Brains
Chansons démembrées

Un aperçu du top 10, en aucun cas un top chansons !

Fuck Buttons - Surf Solar
[extrait de l'album Tarot Sport]

Animal Collective - Brother Sport

[extrait de l'album Merriweather Post Pavillon]

Crystal Antlers - Memorized
[extrait de l'album Tentacles]

The Whistest Boy Alive - 1517
[extrait de l'album Rules]

Mimas - Dads
[extrait de l'album The Worries]

Harlem Shakes - TFO
[extrait de l'album Technicolor Health]

Free Blood - Quick & Painful
[extrait de l'album The Singles]

Rain Machine - Smiling Black Faces
[extrait de l'album Rain Machine]

Current 93 - Poppyskins
[exrait de l'album Aleph at The Hallucinatory Moutain]

The Horrors - Sea Within A Sea
[extrait de l'album Primary Colours]